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6 Nations. « Ce mec ne commet jamais d’erreur » : il se méfie d’un Bleu avant Italie

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Opposé à un XV de France qui a choisi de se passer de plusieurs éléments majeurs, le centre de l’équipe d’Italie Juan Ignacio Brex alias Nacho n’en reste pas moins sur ses gardes. Interrogé par Actu Rugby avant Italie – France, l’Argentin de naissance a confié se méfier particulièrement d’un de ses futurs adversaires au centre. Et pas seulement…

Italie – France : les confidences de Juan Ignacio Brex

Actu : Juan Ignacio ou Nacho, comment faut-il vous appeler et d’où vient ce surnom ?

Nacho Brex : Nacho c’est très bien ! En Argentine, presque tous les gens dont le prénom est Ignacio ou dans mon cas Juan Ignacio sont surnommés Nacho. C’est juste plus rapide et plus facile !

En tant qu’Argentin de naissance, quelle place tient le Tournoi pour vous ?

N.B. : Le Tournoi des 6 Nations est probablement la plus célèbre et la plus historique des compétitions en rugby. Même si je suis né en Argentine, tout le monde là-bas regarde le 6 Nations, c’est un événement incroyable, très important et je suis fier de faire partie de son histoire avec l’Italie. Je le regardais déjà étant enfant car j’ai commencé le rugby à l’âge de 4 ans, mon père a joué, mon frère aussi. Donc j’ai toujours suivi le Tournoi.

Un joueur qui vous a marqué à l’époque ?

N.B. : Jason Robinson ! Plus jeune, c’est le joueur que j’admirais le plus.

Enchaîner contre la France avec la victoire contre les Gallois

Vous sortez d’un succès relativement difficile contre un pays de Galles au creux de la vague, était-ce suffisant pour créer une dynamique positive ?

N.B. : La victoire contre le pays de Galles nous a donné confiance, c’est un signe que notre équipe gagne en maturité. Mais nous savons qu’un match contre la France, ce sera d’un autre niveau. Les Bleus font partie des deux ou trois équipes qui prétendent à la victoire finale, nous devons être prêts.

Vous semblez encore loin d’y inclure la Squadra Azzurra…

N.B. : Nous avons foi en nous, mais je n’irais pas jusqu’à dire que l’Italie joue pour la victoire dans le Tournoi. N’importe qui vous répondra que ça se joue entre la France, l’Irlande et l’Angleterre, et c’est la vérité, on ne va pas se mentir !

Son regard sur Angleterre – France et les Bleus

À l’inverse de vous, l’équipe de France sort d’une défaite un peu bizarre à Twickenham. Quel regard avez-vous porté sur cette rencontre ?

N.B. : Les Français auraient évidemment pu gagner, ils se sont créé mais ont surtout gâché énormément d’occasions à cause d’en-avant et d’erreurs qu’ils n’ont pas l’habitude de faire. Mais le fait qu’ils aient perdu ne leur enlève rien, ils ont montré qu’ils étaient dangereux. Après, ce n’est pas de la malchance. Il y a des jours où vous allez tout mettre au fond, d’autres où ça ne passe pas. Mais je ne pense pas que le XV de France soit le genre d’équipe qui puisse faire les mêmes erreurs deux fois consécutives et nous devons en être bien conscients.

Qu’avez-vous pensé du début de Tournoi de la nouvelle paire de centre des Bleus Moefana – Barassi ?

N.B. : Ce sont deux excellents joueurs qui ont encore besoin de construire et de faire évoluer leur entente au centre du terrain. Ils n’évoluent pas ensemble en club et n’ont que deux rencontres côte à côte, donc il faut leur laisser du temps. En revanche individuellement, c’est du haut niveau et je suis sûr que match après match, ils vont devenir une redoutable paire de centres.

Brex se méfie de Barassi… et de Ramos

Autant Yoram Moefana est désormais connu sur le circuit international, autant Pierre-Louis Barassi a tardé à s’y installer. Avez-vous pu voir beaucoup de ses performances ?

N.B. : Bien sûr ! Pierre-Louis Barassi est spécial, c’est le genre de mec qui ne commet jamais d’erreur. Il est toujours présent, connecté et il fait les choses simples parfaitement.

Avez-vous glané quelques informations au sujet des Toulousains auprès d’Ange Capuozzo ?

N.B. : Je n’ai pas trop demandé de conseils à Ange sur Barassi, en revanche j’ai posé des questions sur Thomas Ramos qui va probablement jouer à l’ouverture. En tout cas c’est ce que j’ai lu dans les médias. Ramos, il a le facteur X, comme on dit. Quand il voit un espace, où que ce soit sur le terrain et peu importe la manière, on sait qu’il va le prendre. Il est un peu fou mais dans le bon sens, et pour nous cela signifie que nous n’aurons droit à aucun relâchement, il faudra être sur nos gardes de la première à la dernière minute avec lui.

Les absents du XV de France

Avez-vous été étonné de ne pas voir Gaël Fickou faire son retour ?

N.B. : Je ne suis pas surpris de ne pas voir Fickou revenir. Certes c’est un grand joueur, un cadre du XV de France, mais Moefana et Barassi fonctionnent bien ensemble pour l’instant. J’imagine que le staff français espère construire avec eux.

Pensez-vous que les rumeurs de remous au sein du XV de France, avec quelques absences de marque, ait pu déstabiliser l’équipe ?

N.B. : Non, car la chance de la France, c’est qu’elle possède un réservoir immense de très bons joueurs où elle peut piocher. N’importe lequel des sélectionnés peut débarquer dans cette équipe et être l’homme du match pour sa première sélection ! Je ne sais pas spécialement ce qui se passe en coulisse, mais ils peuvent se passer de 2 ou 3 joueurs sans que ça change leur niveau de performance.



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