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il gifle son ex-compagne enceinte de huit mois

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Des pleurs, des regrets et le sentiment d’un immense gâchis. Un homme de 37 ans a comparu le jeudi 20 février 2025 devant le tribunal de Versailles (Yvelines) pour des faits de violence commis au Vésinet sur son ex-conjointe, enceinte de huit mois.

Le prévenu a giflé à plusieurs reprises celle qui porte son enfant, d’abord début décembre 2024 puis le 16 février 2025. À chaque fois dans l’appartement où ils vivaient ensemble. Tête basse, le trentenaire a fait part de ses regrets à la barre.

« J’ai toujours souhaité un enfant avec elle. J’y tiens vraiment mais il faut que ça soit dans un environnement serein. Je demande à la justice de m’imposer un suivi psychologique. Ma prise de conscience est réelle et concrète. »

Le prévenu

Un mariage annulé

La relation, démarrée en novembre 2022 et qui s’est achevée deux ans plus tard, n’aura pas été un long fleuve tranquille. Très vite, des obstacles viennent entraver le bonheur du couple : consommation de drogues et d’alcool, violences psychologiques ou physiques. Des deux côtés.

Premier signe que la relation est bancale, le mariage prévu en mai 2024 est annulé un mois avant la cérémonie par l’ex-futur marié.

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« Il y a eu une escalade entre nous, reconnaît le trentenaire. Au début, la violence est toujours verbale. Mais je suis aussi victime de certaines choses. Elle me disait : Maintenant que je suis enceinte, je n’ai plus besoin de toi. »

« Il disait que j’étais une moins que rien »

A contrario, il faisait pression sur elle après la perte de son emploi.

« Il me rabaissait sans cesse. Il disait que j’étais une moins que rien », déclare la victime, en larmes à la barre.

Les différentes tentatives de réconciliation n’y feront rien. En attendant l’arrivée du bébé, les deux anciens tourtereaux tentent toutefois de cohabiter dans l’appartement loué par l’homme.

Mais le 16 février 2025, quand il rentre de soirée… à 7 h du matin, visiblement sous l’emprise de drogues (NDLR : il a reconnu consommer régulièrement de la 3-MMC), c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase

« J’ai voulu rentrer discrètement et aller dans le canapé. Mais elle m’a ouvert la porte en me filmant, raconte le mis en cause. J’ai voulu attraper son téléphone, j’ai été repoussé, je lui ai mis une gifle, elle a crié. Mais je ne l’ai pas poussé au ventre. »

« Je ne prendrai aucun risque pour mon bébé »

À la barre, la victime fait part de ses inquiétudes.

« Je veux qu’il se fasse soigner pour assurer son rôle de père. Je ne prendrai aucun risque pour mon bébé, sur le fait qu’il puisse un jour le secouer. »

La victime

Elle poursuit : « Je lui avais demandé il y a plus d’un an d’aller voir un psychologue et un addictologue. Il n’a jamais entrepris la démarche. »

« Qu’est-ce qui déclenche chez vous une telle violence ? », demande la présidente du tribunal au prévenu. « Je pense que c’est la drogue, répond-il la voix basse. Mais j’ai entamé des démarches. Je devais d’ailleurs aller voir un addictologue aujourd’hui. »

« Maintenant pour vous, c’est zéro substance à vie »

Dans ses réquisitions, la procureure a estimé « qu’il n’y avait rien de responsable à faire tout ça alors qu’un bébé doit naître ». « Je requiers huit mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de deux ans mais aussi une obligation de soins en addictologie et un stage de responsabilité parentale. » Sans oublier l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et l’obligation de l’indemniser.

La peine prononcée par le tribunal est encore plus sévère : 12 mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire pendant deux ans, une obligation de soins et de dédommager la victime. « Maintenant pour vous, c’est zéro substance à vie. Ce n’est pas envisageable de recommencer avec un enfant à charge », a conclu la présidente du tribunal.



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