Home Faits Divers « On n’a pas d’autre solution »

« On n’a pas d’autre solution »

34
0


C’est pour contester une décision de justice que Jean-François, 34 ans, a décidé de grimper en haut d’une grue sur un chantier, situé voie de La Liberté, près du lycée Jacques Cartier à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), ce vendredi 21 février 2025. Sapeurs-pompiers, police municipale et nationale sont sur place ce matin. Gilles Lurton, le maire, s’est rendu sur les lieux dans la matinée avec deux adjoints.

Il conteste une décision de justice

Ce père de famille conteste une décision de justice prise la veille, jeudi 20 février, par le tribunal pour enfants.

Il est monté sur la grue, à 25 mètres de haut, vers 4 heures du matin et a installé une banderole sur laquelle est inscrite « Margot, 9 ans, en danger ».

Les policiers et sapeurs-pompiers ont été appelés peu avant 8 heures du matin quand les ouvriers sont arrivés sur le chantier. Un chantier bloqué pendant l’intervention.

Les policiers et sapeurs-pompiers ont été appelés peu avant 8 heures du matin quand les ouvriers sont arrivés sur le chantier. Un chantier bloqué pendant l’intervention. ©Le Pays Malouin 

« Il est cordial et respectueux »

Les sapeurs-pompiers l’ont sécurisé avec une main courante et un harnais. « Il est très bien, cordial et respectueux. Il n’est pas dans la colère. Ça se passe bien », explique le lieutenant Jacques Ferron des sapeurs-pompiers. L’homme ne menace pas de sauter de la grue.

« Perdu pour perdu »

« Perdu pour perdu, il a décidé de grimper », explique le père de Jean-François présent devant la grue. « Margot doit repartir chez sa mère qui vit à 1 000 km d’ici. Elle n’est pas retournée depuis 2 ans car elle ne veut pas la voir. La petite est en danger et comme elle est à l’autre bout de la France, on ne peut pas avoir un œil dessus. »

« C’est dramatique mais nécessaire »

La nouvelle compagne de Jean-François est aussi présente pour le soutenir. « C’est la solution de dernier recours. On n’a pas le choix. C’est dramatique mais nécessaire », explique-t-elle.

« On ne peut pas suivre une procédure pendant 2 ans pour au final dire à la petite qu’elle doit retourner chez sa mère. Elle est en larmes à l’idée de repartir. »

Jean-François ne lâchera pas. « S’il le faut on passera la nuit ici », assure sa conjointe.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here