Home Faits Divers elle pourrit les enseignantes sur Tiktok après l’anniversaire de son fils à...

elle pourrit les enseignantes sur Tiktok après l’anniversaire de son fils à l’école

35
0



Elle se définit elle-même comme auto-entrepreneuse : elle vend des bonbons sur Internet. Si elle comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne), ce 17 février 2025, c’est surtout pour des diffamations et outrages envers les six enseignantes de l’école de son fils via TikTok. Les faits ont eu lieu en janvier 2024 et concernent l’école Lapierre du Mée-sur-Seine.

Au Mée-sur-Seine, l’anniversaire de son fils en classe termine en pluie d’insulte sur TikTok

Sur ce réseau social, la mère les a agonies d’injures. Des injures auxquelles on ne comprend pas grand-chose sinon que la dame n’était pas contente du tout. Les magistrats, perplexes, essaient de comprendre à la fois le charabia de son live et la situation qui l’a provoqué, puisque le message injurieux semble totalement obscur.

Agée d’une trentaine d’années, la marchande de bonbons précise d’emblée : « Je suis vulgaire, c’est ma manière de parler. ! Mais je ne voulais pas être injurieuse », assure-t-elle. Disons juste que parmi les commentaires les plus modérés, elle fait des allusions physiques plutôt désobligeantes. Sur le banc des témoins les enseignantes sourient, consternées.

Puis, on en vient à la raison d’un tel déchaînement ? La prévenue accuse les enseignantes d’avoir mangé « tout le gâteau et tous les bonbons » que son fils avait amenés pour fêter son anniversaire en classe. C’est du moins ce que l’enfant lui a raconté. « Vous savez, il ne faut pas croire tout ce que racontent les enfants » modère le président.

Dans leurs dépositions les enseignantes solidaires, et particulièrement outrées de telles accusations, précisent que le gâteau a bien été partagé entre tous les élèves et qu’elles ont ensuite eu droit à leur part, comme cela se fait à chaque anniversaire. Rien de plus !

Comme l’explique l’avocat des parties civiles au cours de sa plaidoirie :  » L’Académie est particulièrement sensible et sourcilleuse face aux lynchages et aux campagnes ciblant des enseignants sur Internet. Elle veut dire ‘stop !’ Surtout depuis ces dernières années et les nombreux cas de violences envers des enseignants, parfois commencées par des diatribes sur les réseaux sociaux.

Leur avocat explique d’ailleurs que ses clientes « étaient parfaitement identifiables sur un réseau social ouvert à tous ». Il établit leur préjudice psychologique fondé sur les outrages, mais aussi l’impact sur leur statut et leur réputation « de mangeuses de gâteaux » à 150€ de dommages, chacune.

Le procureur à son tour réclame une amende avec sursis. Dans sa décision, le tribunal relaxe la prévenue pour la diffamation (prescription due aux délais d’audiencement) mais retient les outrages. La marchande bonbons a finalement été condamnée à 300 € d’amende.

Jean-François CALTOT



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here