Leur rapprochement ne date que de septembre 2023. Depuis un peu plus d’un an et demi, les gendarmes de Caraman et Lanta fonctionnent au sein de la même communauté de brigades. Une unité qui a dévoilé son bilan d’activité pour l’année 2024, mardi 4 février, devant les élus des 28 communes qui composent son territoire de compétence. Sans donc pouvoir proposer de tendances à la hausse ou à la baisse des faits enregistrés, à défaut de disposer d’une année entière de fonctionnement comme référence. Mais en livrant cependant, dans une présentation assurée par l’adjudant-chef Patrick Favret, de nombreux chiffres en matière de délinquance et de sécurité routière.
Avant cela, le commandant d’unité a rappelé quelle était l’organisation opérationnelle de la communauté de brigades qui s’appuie actuellement sur 13 militaires (sept à Lanta et six à Caraman). Objectif : assurer la présence d’une patrouille chaque nuit avec le renfort ponctuel des gendarmes de Revel tout en disposant d’un effectif minimum de six gendarmes disponibles en journée. « L’enjeu, c’est d’avoir un fonctionnement sept jours sept, 24 heures sur 24. Il y a à la fois des besoins la nuit et des missions que l’on ne peut faire que le jour comme, par exemple, des enquêtes de voisinage », illustrait la colonelle Léa Chambonnière, commandante de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais.
Plus de 440 crimes et délits en 12 mois
Au cours de l’année 2024, ce sont 441 crimes et délits qui ont été enregistrés à l’échelle du territoire de la communauté de brigades. « 127 de ces faits ont été résolus, soit un taux d’élucidation de 28,80 % », notait le commandant d’unité.
Un peu plus de la moitié des affaires traitées concerne des atteintes aux biens (227). On relève notamment un total de 61 cambriolages. « Le chiffre peut paraître important. Mais même si un cambriolage, c’est toujours un cambriolage de trop, il faut se dire que l’on est quand même sur un territoire relativement préservé par ce phénomène. Il y a quelques jours, dans une unité voisine mais en milieu un peu plus urbain, il y a eu six cambriolages en une seule journée », prenait le gendarme en guise comparaison.
Violences physiques : beaucoup de mineurs concernés
Par ailleurs, l’adjudant-chef Patrick Favret précisait que 72 atteintes aux personnes avaient été enregistrées au cours de l’année, avec notamment 18 faits de violences sexuelles et 17 affaires liées à du chantage ou des menaces.
« Sur les violences physiques, on est sur un taux d’élucidation de 58 %. Cela peut paraître bas, mais il faut savoir qu’il y a souvent un décalage dans le temps entre le moment des faits et leur résolution qui n’intervient parfois que l’année suivante. Car ce sont très souvent des faits qui concernent des mineurs, avec des investigations psychiatriques. Ces dossiers peuvent être particulièrement longs à traiter et très chronophages », expliquaient la colonelle Léa Chambonnière et l’adjudant-chef Patrick Favret.
Enfin, au moment de dresser sa cartographie de la délinquance pour l’année 2024, le patron des gendarmes de Caraman et Lanta évoquait également près de 80 cas d’escroqueries ou d’infractions économiques ou financières. Des affaires généralement très difficiles à résoudre avec un taux d’élucidation de l’ordre de 8,75 %.
Une centaine de personnes mises en cause sur l’année
« Nous avons eu 38 gardes à vue, à l’issue desquelles quatre personnes ont été écrouées. Et 104 personnes ont été mises en cause, dont six mineurs », renseignait enfin l’adjudant-chef. Avant de préciser qu’une part importante des auditions effectuées touchait à des faits de violences intrafamiliales.
On retiendra enfin de ce bilan que les gendarmes de la communauté de brigades ont effectué au cours de l’année un total de 709 interventions. Parmi elles, 186 ont eu lieu au cours de la nuit. La grande majorité des sorties des militaires se déroulant dans les communes de Caraman et Lanta.
Accidentologie
Lors de sa présentation, l’adjudant-chef Patrick Favret a également livré un bilan de l’accidentologie sur le territoire. Un accident mortel a été relevé en 2024. Il s’est déroulé au cours de l’été, dans la commune de Toutens. Par ailleurs, on recense six personnes blessées ayant dû être hospitalisées.
En termes de police routière, 308 infractions ont été relevées au cours de l’année : 11 excès de vitesse, 14 conduites en alcoolémie et 13 sous stupéfiants ou encore neuf défauts de port de la ceinture de sécurité. Enfin, 11 conducteurs ont fait l’objet d’une rétention de permis de conduire et 14 véhicules ont été immobilisés.
« Nous n’avons pas de comparatif, donc il est difficile d’évaluer ces chiffres. Mais on peut peut-être les mettre en perspective avec l’activité de ce début d’année 2025 qui démarre très fort », notait l’adjudant-chef Favret. « Dernièrement, en l’espace d’une semaine, nous avons par exemple relevé quatre conduites sous stupéfiants et deux en alcoolémie avec des taux de 2 g et 2,6 g d’alcool par litre de sang », s’inquiétait le gendarme.
Objectifs pour 2025 et lettres de félicitations
Après avoir rapidement évoqué quelques affaires marquantes ayant pu être élucidées en 2024 (série de vols à la roulotte à la Lanta, menaces et outrages sur gendarmes à Caraman, violences intrafamiliales…), le commandant de la communauté de brigades achevait sa présentation en fixant plusieurs grands objectifs pour l’année 2025. Il listait l’augmentation de la présence des gendarmes sur la voie publique pour repérer les conduites à risque sur les routes et lutter contre les cambriolages, mais également le renforcement des relations avec les élus et de l’accueil du public.
L’adjudant-chef Patrick Favret terminait son intervention en rendant hommage aux hommes et femmes qui composent l’unité qu’il dirige, en louant leur professionnalisme, leur sens du service public et l’état d’esprit qu’ils manifestent dans l’accomplissement de leurs missions. Trois d’entre eux – l’adjudante Vanessa Lebourg, l’adjudant Martial Lafon et le gendarme Ben Saadi – recevaient d’ailleurs dans la foulée une lettre de félicitations des mains de la colonelle Léa Chambonnière.
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