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avec ses 180 clients, le petit commerce de livraison de drogues lui rapportait gros

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 » Votre petite entreprise ne connaît pas la crise « , ironise le procureur à l’audience des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne), ce lundi 17 février 2025, face au box où se tient le prévenu âgé de 32 ans.  » 180 clients inscrits sur votre téléphone, 7 980 euros sur vous lorsque vous êtes interpellé, 22 700 euros en liquide découverts ensuite chez vous lors d’une perquisition…. votre petit commerce marchait plutôt bien ! 

Lors d’un contrôle routier, la police découvre de la drogue et de l’argent

Le prévenu dans son box se tortille, mal à l’aise. Il précise d’emblée et qu’il souhaite revenir sur ses premières déclarations faites aux policiers, dans lesquelles il avait pourtant été très précis sur son business :  » Sur les conseils de mon avocate, je souhaite rétablir la vérité « , annonce t-il en apparence conciliant. Il se lance alors dans des explications que le président interrompt rapidement.

 » Ecoutez, je ne comprends rien à votre nouvelle histoire : c’est flou ! Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! Va falloir être plus clair. Vous feriez mieux de rester sur votre première version, elle avait en tout cas l’apparence de la franchise et de la spontanéité « . Perplexe, le prévenu ne sait que répondre. Reprenant cette première version, le président évoque l’interpellation du prévenu, jeudi 13 février, lors d’un banal contrôle routier.

Les policiers découvrent dans le véhicule, neuf plaquettes de 100g de cannabis en doses préparées et 7 980 euros en liquide. Plus tard lors de la perquisition à son domicile de Combs-la-Ville, ils mettent la main sur 1 986 g de résine de cannabis et 150 g d’herbe, ainsi que sur la somme de 22 700 € en numéraires, répartis dans une quinzaine de caches dans l’appartement.

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Ils découvrent surtout le téléphone du prévenu qu’ils vont s’efforcer de  » faire parler « . L’analyse révèle la présence d’un listing de 180 clients fidèles, de photos équivoques et de conversations via Snapchat qui le sont tout autant. Le prévenu s’accroche à sa nouvelle version :  » L’argent n’était pas à moi. Je le gardais. En fait, je faisais la nourrice pour un ami ! « .

Fichier clients et promos

 » Et c’était qui cet ami ? « , questionne le magistrat. On ne le saura jamais.  » Je ne peux rien dire… vous voulez que j’ai des ennuis ou qu’on s’en prenne à ma famille ? « . Dans ses réquisitions, le procureur revient sur les débuts du business « Uber shit » du prévenu (livraison à domicile).

Notamment un carnet d’adresses acheté 5 000 € dans l’Essonne :  » le fichier client de l’entreprise « , précise-t-il. Et puis les deux années de livraisons attestées par certains de ces clients justement, qui reconnaissent parfaitement leur livreur à domicile, attitré et régulier. Les conditionnements des doses que le prévenu se procure dans un bar à chicha, les photos de la marchandise, ses tarifs, ses promos qu’il soumet à la clientèle comme sur un menu du jour.

 » Vous ne travaillez pas ! Ce qui ne vous empêche pas d’avoir un sérieux train de vie « , conclut-il avant de réclamer deux ans de prison dont un avec sursis. Une réquisition que les juges réévaluent à la hausse en le condamnant à trois ans dont un avec sursis sans oublier la confiscations des 30 680 € saisis.

Jean-François CALTOT



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