Home Faits Divers il filme son cousin en train de frapper un automobiliste

il filme son cousin en train de frapper un automobiliste

39
0



Au tribunal de La Roche-sur-Yon, jeudi 20 février 2025, un homme s’est présenté à la barre sans avocat pour répondre de faits de complicité de violence. L’affaire remonte au 14 novembre 2022, au bord de la quatre voies à Mouilleron-le-Captif. Alors âgé de 18 ans, à bord de sa Dodge (voiture américaine haut de gamme), le conducteur n’a pas accepté de se faire doubler par une Twingo. « Il s’est rabattu juste devant moi », explique le prévenu. Excédé, il l’a poursuivi. Son cousin, mineur, n’en a pas perdu une miette sur le siège passager.

« Il n’avait pas besoin de mon aide »

Les deux justiciers se sont arrêtés sur le bas-côté. Twingo vs Dodge. Le cousin mineur est sorti pour frapper le conducteur de la Twingo. Il l’a rué de coups. Tout ça, sous l’objectif du téléphone portable du prévenu, qui « a préféré le filmer en train de se faire taper dessus parce que c’est assez drôle », s’indigne l’avocate de la victime.

« Pourquoi n’êtes-vous pas sorti pour aider votre cousin ? » interroge la présidente du tribunal. « Il n’avait pas besoin de mon aide », rétorque le prévenu. Effectivement, au regard des contusions de la victime, le mineur n’y est pas allé de main morte. Elle s’en est tirée avec un « nez cassé, une plaie à l’œil et un stress aigu. »

« Et tout ça ne part de rien », appuie la procureure. « En aucun cas, on ne peut expliquer un tel passage à tabac. » Encore moins justifier le fait de filmer une bagarre sans intervenir.

La vidéo de l’agression retrouvée

La procureure évoque le terme d’« happy slapping » et rappelle que filmer une scène de violence fait de son auteur un complice. Évidemment, après la plainte de la victime, et compte tenu de la singularité du véhicule du prévenu, identifier les agresseurs n’a pas été compliqué. D’autant que ce dernier avait conservé la vidéo de l’attaque sur son téléphone.

Soulignant des antécédents qui démontrent des agissements violents sur la route, la procureure a requis huit mois d’emprisonnement assorti d’un sursis de huit mois ainsi que 105 heures de Travaux d’intérêts généraux (TIG).

Vidéos :

La présidente a ajusté la peine à quatre mois de sursis et 70 heures de TIG. Le prévenu devra également dédommager la victime.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here