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le plaidoyer de Michaël Delafosse en faveur de la culture

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Le monde de la Culture traverse une nouvelle tempête. Dans un contexte où les coupes budgétaires impactent tous les acteurs du secteur, Michaël Delafosse a tenu à leur affirmer le soutien de la Ville et de la Métropole de Montpellier à travers plusieurs annonces. L’occasion également de passer quelques messages politiques.

Soutien à la culture

La tempête gronde alors le navire montpelliérain commandé par Michaël Delafosse se met en  branle-bas de combat pour la Culture. Conférence de presse organisée la veille, rendez-vous au 8e étage et invitation presse visiblement très large… le moment se veut solennel. « J’accorde une grande importance à la culture » débute l’édile qui met en avant « l’offre culturelle impressionnante à Montpellier » en égrainant festivals, lieux de diffusion, musées… « La Ville et la Métropole assurent très majoritairement le service de la culture, ce sont les premiers financeurs » observent celui qui est à la tête des deux collectivités. Des choix issus de la décentralisation opérés par ses prédécesseurs dont il se place dans leur continuité en en revendiquant « l’héritage ».


Une introduction pour mieux poser un constat. « Les temps sont durs » assène-t-il en fustigeant en premier lieu « la contre-révolution populiste et vulgaire qui fait l’éloge de l’ignorance ». Puis viennent les éléments plus concrets. « Les collectivités locales, quand elles croient dans la décentralisation, sont mises très durement à l’épreuve » en pointant l’État suite à la suppression de la taxe d’habitation et la coupe de moitié de la CVAE, qui ne sont pas compensées comme il se doit, ou encore de l’érosion de la DGF. Ainsi quand le gouvernement de François Bayrou impose un effort de 2,2Md€ aux collectivités, l’impact pour la la Ville et la Métropole de Montpellier s’élèvent respectivement à 4M€ et 8M€. « Comme homme de gauche, la Culture ne peut pas être une variable d’ajustement » tonne Michaël Delafosse.

Pas question donc que les deux collectivités montrent des signes de désengagement. Bien au contraire selon l’édile qui entend « poursuivre la dynamique engagée depuis 2020 » et annonce « sanctuariser les budgets liés à la culture » soit 9,6M€ à la Ville et 78M€ à la Mértopole en 2024. De quoi selon lui, apporter un peu de sérénité aux acteurs de la culture dans la préparation de leurs projets. À cela, il annonce un fonds d’urgence de 250 000€ à destination des structures culturelles qui pourront faire des demandes étudiées au cas par cas. « Il serait dramatique que des lieux ferment » déplore Michaël Delafosse qui rappela à plusieurs reprises avoir sauvé le Rockstore grâce au rachat des murs par la Ville. De plus, des crédits de 200 000€ seront engagés dans le cadre de la programmation des Maisons Pour Tous « pour permettre aux artistes du territoire de travailler et aux intermittents d’avoir des cachets ».

Les choix du Département

Des engagements financiers qui font forcément échos à la baisse de 48% du budget de la Culture au Département de l’Hérault. « À force de malmener les collectivités territoriales, on malmène quelque chose qui est essentiel. Je dis les choix du conseil municipal et de Métropole et, comme nous gérons des collectivités, nous savons que c’est difficile de faire des choix » renvoie Michaël Delafosse qui a par ailleurs positionné la Métropole pour récupérer le dispositif Hérault Matériel Scénique pour en faire bénéficier les 31 communes de la collectivité.

Vidéos :

Ce dernier doit rencontrer prochainement le président du Département Kléber Mesquida pour aborder ces questions notamment quant au Domaine d’O. « Je lui ferai la proposition s’il souhaite que l’on réfléchisse en bonne intelligence à la gestion du Théâtre d’O pour qu’il redevienne un lieu de diffusion ». Une nécessité quand l’EPIC du Domaine d’O affiche un déficit proche de 400 000M€ l’ayant obligé à revoir sa programmation en cours de saison. « Autant on met en place un fonds d’urgence autant nous sommes tous attachés à ce que les choses soient bien gérées. L’argent de la Culture, comme tout budget doit faire l’objet d’une gestion rigoureuse. Il peut arriver un accident de parcours mais là on nous a expliqué que tout est lié à l’explosion des coûts de production » ne se réjouit pas Michaël Delafosse. Et si les comptes du  Printemps des Comédiens sont pointés du doigt, le maire évoquera précisément la question plus global des festivals dans quelques semaines. « Les structures culturelles doivent être bien gérées, si ce n’est pas le cas on en tirera les conséquences au moment venu » précise-t-il.

Dans le débat national

Entre une toile de Sunra et une de Vincent Bioulès, le socialiste, qui précise « préférer parler de culture que de narcotrafic », espère sur ce sujet aussi peser dans le débat national. « Dans ces temps très difficiles, il faut être au côté du monde de la Culture. Il est très important que tout le monde s’interroge sur la place qu’on veut lui donner. Ce qui fut un grand lègue de la décentralisation avec les financements croisés est aujourd’hui fragilisé par des réformes qui affectent les collectivités territoriales. Le pays doit prendre la mesure que nos politiques culturelles si précieuses et si importantes sont fragilisées. Il faut les réinterroger et redonner de nouvelles impulsions ». Et si l’État et les collectivités sont un pilier essentiel du financement de la Culture, l’édile, qui souligne « la Culture fait partie de l’identité de Montpellier », appelle également « les grandes entreprises du territoire à venir en soutien des structurelles culturelles ou des projets en faveur de la Culture. Je salue celles qui le font déjà et j’invite les autres à nous rejoindre ». En résumé, branle-bas de combat pour la Culture !



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