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quand un ancien maire de Seine-et-Marne sauvait l’avenir du président

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On saura mercredi 19 février 2025 si la proposition d’Emmanuel Macron de nommer Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel sera validée par les députés et les sénateurs. L’actualité autour de cette institution va rappeler des souvenirs aux habitants du sud de la Seine-et-Marne. On se replonge dans l’histoire, pour parler du rôle important qu’Étienne Dailly, élu au Conseil constitutionnel en 1995 et ancien maire de Nemours, a eu pour sauver Jacques Chirac et son élection en tant que président de la République.

Deux personnalités politiques bien connues ont en effet siégé au Conseil constitutionnel : Jean-Jacques Hyest, du 12 octobre 2015 au 11 mars 2019, et avant lui, Étienne Dailly, du 8 mars 1995, jusqu’à son décès en décembre 1996.

Une fin de carrière en guise de récompense pour l’emblématique sénateur, qui a siégé à la seconde chambre du Parlement pendant 35 ans. Reconnu pour ses qualités de juriste, l’ancien maire de Nemours et président du Conseil général de Seine-et-Marne a connu une année mouvementée au Conseil constitutionnel.

Nos confrères de Radio France ont révélé en 2020 que le Conseil constitutionnel avait manœuvré pour maintenir Jacques Chirac, fraîchement élu en 1995, au pouvoir. En question, la validation des comptes de campagne de l’élection présidentielle, malgré de « nombreuses irrégularités ».

Sous la présidence de Roland Dumas, l’institution aurait œuvré pour éviter de rejeter les comptes de Jacques Chirac et d’Édouard Balladur, bien qu’ils aient dépassé les plafonds de dépenses et comporté des financements jugés « opaques », notamment des dépôts d’importantes sommes en liquide.

Le Conseil constitutionnel aura bientôt un nouveau président ©Florence Piot / Adobestock

Il voulait éviter un « séisme politique »

Étienne Dailly, membre du Conseil constitutionnel, a joué un rôle notable dans ces délibérations. D’abord absent lors des premières séances pour raisons de santé, il réapparaît au moment où les discussions se crispent. Il insiste sur la nécessité de ne « pas s’égarer dans des considérations qui dépasseraient les documents disponibles » et exprime clairement son opposition à l’idée de rejeter le compte de Jacques Chirac.

Préoccupé par l’image du Conseil, il aurait défendu une « approche prudente et pragmatique », s’opposant aux rapporteurs qui recommandaient le rejet des comptes. Son but était alors de préserver l’institution d’un séisme politique.

Lors du vote décisif sur le compte d’Édouard Balladur, Dailly fait partie des cinq membres qui s’opposent à son rejet, permettant ainsi de justifier le maintien du compte de Chirac. Il assume alors pleinement cette décision, arguant qu’il ne « doit rien aux rapporteurs et que seul le Conseil a la légitimité de trancher ». Si Jacques Chirac a pu rester président, c’est en grande partie grâce à l’élu seine-et-marnais…



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