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Jannik Sinner, tennisman numéro 1 mondial, suspendu trois mois pour dopage

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Trois mois de suspension plutôt que les « un à deux ans » initialement réclamés : l’Agence mondiale antidopage a annoncé samedi 15 février 2025 avoir conclu un « accord de règlement » avec le N.1 mondial Jannik Sinner après un contrôle positif en 2024.

« Selon les termes de l’accord, M. Sinner purgera sa période d’inéligibilité du 9 février 2025 à 23h59 au 4 mai 2025 », quatre jours ayant déjà été purgés par l’Italien à titre provisoire, a détaillé l’agence basée à Montréal.

L’AMA a aussi « formellement retiré » l’appel qu’elle avait interjeté en septembre auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), après une décision de première instance jugée insatisfaisante.

Le joueur italien avait été contrôlé positif au clostebol (un anabolisant) en mars 2024, une affaire révélé en août par l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (Itia).

Depuis ses révélations, Sinner n’a pourtant perdu qu’un seul match, contre son grand rival Carlos Alcaraz.

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« J’ai seulement 23 ans et je ne suis pas parfait »

S’il a martelé son innocence depuis le début de son affaire de dopage, le triple lauréat en Grand Chelem (Open d’Australie 2024 et 2025, US Open 2024) a aussi sagement reconnu après l’annonce de sa suspension que « les règles strictes de l’AMA » étaient « une protection importante pour le sport que j’aime ».

Une réaction sans effusion caractéristique chez le premier joueur de tennis italien de l’histoire à être devenu N.1 mondial.

En janvier à l’Open d’Australie, alors qu’il s’apprêtait à décrocher un deuxième titre d’affilée grâce à une 21e victoire de rang sur le circuit, Sinner avait déjà réfuté tout sentiment d’invincibilité.

« J’ai seulement 23 ans et je ne suis pas parfait », avait souligné ce fils d’un cuisinier et d’une serveuse, qui a grandi dans la région germanophone du Haut-Adige (nord-est de l’Italie).

« J’essaie de rester calme, de ne jamais rien prendre pour acquis. Honnêtement, je suis juste bien préparé. Devenir meilleur passe par une routine quotidienne. C’est tout », a poursuivi celui qui est devenu à Melbourne l’Italien le plus titré de l’histoire en Grand Chelem, avec trois sacres.

« Je sais qu’il n’a que 23 ans mais, parfois, j’ai l’impression qu’il est beaucoup plus âgé et beaucoup plus sage que nous tous », s’amuse son entraîneur Darren Cahill, du haut de ses 59 ans.

S’il n’avait pas craqué, adolescent, pour le tennis, Jannik Sinner aurait sans doute pu être champion de ski alpin. Né le 16 août 2001 à San Candido, dans les Dolomites, il a dévalé ses premières pistes à l’âge de trois ans.

C’est seulement vers 13 ans que le tennis, longtemps un simple passe-temps pour un gamin plein d’énergie, prend le dessus sur le ski, qui n’étanche pas sa soif de compétition avec sa saison courte. Il se prend de passion pour le héros local Andreas Seppi, qui culmina au 18e rang mondial en 2013, et surtout pour Roger Federer.

Grand pour son âge, endurant, Sinner est vite identifié comme un joueur à gros potentiel.

Sous la houlette de Riccardo Piatti, ancien entraîneur du Français Richard Gasquet et du Canadien Milos Raonic, l’adolescent devient N.1 mondial chez les juniors, marque ses premiers points ATP en 2018 et s’extrait l’année suivante des qualifications de l’US Open pour disputer son premier tournoi du Grand Chelem.

« Le fils ou le gendre que tout le monde aimerait avoir »

Vainqueur en 2020 de son premier titre sur le circuit principal, un ATP 250 à Sofia, il commence à séduire le grand public italien par sa simplicité, son éthique de travail et les… carottes qu’il mange aux changements de côté.

Début 2022, Sinner, installé dans le top 20 mais frustré par ses résultats en Grand Chelem, met fin à sa collaboration avec Piatti.

Il passe un nouveau cap sous la direction de son compatriote Simone Vagnozzi et de l’Australien Darren Cahill en frappant encore plus fort et en asphyxiant ses adversaires.

Pour Vagnozzi, « Jannik aime être sous pression, connaître des moments difficiles » pendant les matches. « C’est à ce moment-là qu’il produit son meilleur tennis. »

Depuis novembre 2023, il collectionne les trophées : deux Coupes Davis avec l’Italie, les Finales ATP en 2024, trois titres en Grand Chelem… Jusqu’à grimper en juin sur le trône de N.1 mondial.

Adulé en Italie, qui ne lui reproche même plus d’être résident monégasque ou d’être plus à l’aise en allemand qu’en italien, Sinner est très attaché à sa famille et peu présent sur les réseaux sociaux.

C’est « le fils ou le gendre que tout le monde aimerait avoir », pour le président de la Fédération italienne Angelo Binaghi.

Avec AFP



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