Tic tac…
Le compteur tournait déjà mardi 28 février 2025 sur l’estrade de la salle polyvalente de Gisors (Eure).
À l’occasion de l’ultime cérémonie des vœux avant l’année électorale qui s’ouvrira en 2026, le maire José Cerqueira s’est adressé aux habitants avec un bilan à défendre.
« J’emploie devant vous le ‘Nous’ plutôt que le ‘Je’, car pour moi l’équipe est très importante. C’est ensemble que nous avons relevé de nombreux défis depuis dix ans et je suis convaincu que nous continuerons, ensemble, à faire grandir Gisors. Comme vous tous ici présent nous n’avons qu’un seul mot d’ordre : Gisors j’adore ».
Une déclaration d’amour adressée à la ville et aux habitants en guise de conclusion d’un discours qui dressait la litanie des succès recensés par le maire.
Le tout servi par une mise en scène qui cette année encore montait en gamme.
Une mise en scène qui monte en gamme
Après la projection sur grand écran d’un film de près de dix minutes retraçant les événements marquants de l’année 2024 – avec pour point d’orgue le passage de la flamme olympique – le show pouvait commencer.
Entouré de ses adjoints, des membres du conseil municipal et du président du Département de l’Eure Alexandre Rassaërt (maire de Gisors jusqu’en 2022), José Cerqueira évoquait les grands chantiers réalisés depuis dix ans.
Derrière lui, pour appuyer son propos, les images défilaient sur écran géant, avec des thématiques en lien avec le discours.
De quoi captiver l’attention de la foule d’habitants et d’élus des communes voisines réunis dans la salle polyvalente.
Ils étaient près de 300 à suivre la rétrospective des deux mandats successifs de la majorité municipale, fièrement dressée par José Cerqueira.
Après la restauration du château, c’est au tour de l’église
Par ordre d’apparition sur scène, on retiendra d’abord la restauration du château, « joyaux de la ville ».
Le maire se félicitait :
« Dix ans pour redonner une âme à ce lieu emblématique de Gisors et de la Normandie, trop longtemps laissé à l’abandon. Nous avons encore, pour beaucoup, en mémoire les serres municipales installées au cœur de la barbacane, aujourd’hui beaucoup de Gisorsiens redécouvrent ce lieu chargé d’histoire et de mystère. Avec nos partenaires État, Région, Département, Com’Com, nous avons presque achevé sa restauration ».
Toujours au chapitre du patrimoine, José Cerqueira annonçait :
« Nous allons maintenant consacrer nos efforts à notre église qui en a grandement besoin. Ce monument incontournable de notre centre-ville doit être à son tour restauré, afin qu’il retrouve toute sa splendeur ».
Culture, sport et festivités
Place pour la suite du discours à la culture.
« L’offre culturelle participe au dynamisme de la ville. Depuis dix ans, nous avons multiplié les initiatives pour faire vivre la culture sous toutes ses formes : spectacles, expositions, festivals… En 2024, nous avons proposé une offre de 14 spectacles avec un taux de remplissage de 87 % ».
Des actions sociales pour répondre à la gauche
L’année 2025 commence sous les mêmes auspices que 2024 s’agissant de la présentation du volet social de la politique menée par la municipalité. Cherchant manifestement à couper une fois encore l’herbe sous le pied de son opposition de gauche, le maire José Cerqueira (Horizons) a mis en avant en ce mois de janvier les travaux entrepris très récemment pour la mise aux normes en centre-ville des accès aux personnes à mobilité réduite. Un thème abordé dans le même temps par le groupe d’opposition « Gisors en commun » qui organise plusieurs tables rondes sur ce thème. Avec ironie, le maire déclarait mardi soir : « Nous n’avons pas besoin de créer des groupes de parole ou des tables rondes pour vous écouter et répondre à vos
demandes. Nos actions envers le handicap quel qu’il soit, sont au centre de nos préoccupations, nous devons continuer à favoriser leur accueil dans toutes nos structures et aussi favoriser leur déplacement au sein de notre ville, notamment au travers de travaux, comme ceux que vous avez pu observer ces derniers jours en centre-ville, pour réaliser des traversées de rue adaptées ». Même sens de l’ironie constaté s’agissant l’agrandissement de la maison sociale Mireille Pierson. « Qui pouvait prévoir que lors de la réhabilitation de ce lieu situé au cœur d’un quartier nous aurions plus de 1 500 séniors inscrits ? » Une question adressée pour les initiés aux élus d’opposition qui ne manquent pas une occasion de rappeler leur hostilité à la centralisation des services au sein d’une structure jugée trop retreinte. Décidément, le sous-texte faisait partie intégrante du discours de José Cerqueira.
Après un détour par les événements festifs qui rythment la vie de Gisors et qui d’après le maire « montent en gamme d’année en année depuis 10 ans » – Gisors la Légendaire, Urban Day, fêtes de noël – les équipements sportifs étaient cités en exemple.
« Nos terrains de sport, nos gymnases et nos équipements permettent à nos 4000 licenciés, jeunes et moins jeunes, de pratiquer des activités physiques dans des conditions optimales. Le sport est un formidable vecteur de cohésion, et notre politique depuis 10 ans a permis de construire de nouveaux équipements comme un terrain de foot, un boulodrome des pistes de padel. Tout en rénovant ceux existants : dojo, ring de boxe, terrain de tennis dans la bulle, éclairage des terrains de tennis ».
Une politique qui attire de nouveaux habitants
Offre de santé en lien avec le Département, la communauté de communes et le Pôle sanitaire du Vexin, politique envers la jeunesse ou encore sécurité renforcée avec l’armement de la police municipale…
Autant d’éléments cités en exemple dans le bilan défendu mardi soir par José Cerqueira.
Avec une conséquence d’après lui directement imputable à la politique menée depuis dix ans : la hausse du nombre d’habitants enregistrée lors du dernier recensement.
Il s’en félicitait :
« Le signe le plus éclatant de cette attractivité, c’est l’augmentation de notre population. Les derniers chiffres du recensement montrent que Gisors voit sa population croître tandis que d’autres villes du département en perdent ».
Gare au déclin !
Avant de retrouver les habitants et de partager avec eux un moment de convivialité autour du verre de l’amitié, José Cerqueira lançait un avertissement à l’auditoire :
« Alors que nous entamons la dernière ligne droite de notre mandat, avec cette onzième année qui commence, je veux attirer votre attention sur un point essentiel : ce travail de dix ans, fruit de nos efforts collectifs, peut être anéanti en quelques mois si nous baissons la garde. Nous devons rester vigilants et mobilisés pour que notre ville ne retrouve pas le déclin ».
Avis à peine voilé aux électeurs…
Il s’agissait bien de vœux très politiques à Gisors, un an avant les élections municipales.
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