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Santé. L’air de la métropole de Lille est gorgé de pesticides selon une étude

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Dans nos cimetières, dans nos bouquets de fleurs, dans l’eau du robinet, dans nos assiettes : les pesticides sont partout, y compris dans des produits estampillés « bio ».

Cette utilisation intensive par de nombreux producteurs laisse évidemment des résidus dans l’air que l’on respire, dans des quantités qui ne sont pas sans risque pour notre santé. Et la métropole de Lille (Nord) n’est pas épargnée, comme le pointe un rapport publié ce jeudi 13 février par l’association Générations Futures. Voici ce qu’il faut en retenir.

1) Générations Futures, c’est quoi ?

Pour prendre la mesure de l’étude, il convient d’abord de présenter l’entité qui la publie. Générations Futures est une association créée en 1996, d’abord sous le nom « Mouvement pour les droits et le respect des générations futures », agréée par le ministère de l’Écologie depuis 2008 et reconnue d’intérêt général. Sur son site Internet, elle indique avoir pour objectif de « dénoncer les effets néfastes des polluants chimiques en général et des pesticides en particulier et de promouvoir leurs alternatives au premier rang desquelles la bio ».

2) Comment a été réalisée l’étude ?

Pour obtenir leurs données, l’équipe nordiste de Générations Futures s’est concentrée sur quatre communes de la métropole lilloise, représentatives de la diversité du territoire :

Vidéos :

Dans chacune d’entre elles, des capteurs passifs équipés de mousses en polyuréthane et de « filtres neufs purifiés » ont été installés sur des piquets hauts de deux mètres, du 1er mai au 27 juin 2024.

3) Quels résultats ?

Lors de l’analyse des capteurs, des pesticides ont été retrouvés sur les quatre communes inspectées : Aubers en compte le plus (21). Mais elle est talonnée par Wambrechies (20). Les zones urbaines ne sont pas en reste puisque 18 résidus de pesticides ont été retrouvés à Villeneuve-d’Ascq et 15 à Lille. On constate ainsi que vivre à bonne distance des zones rurales ne nous empêche pas d’inhaler des pesticides au quotidien.

Parmi les substances retrouvées, notons le pendimethaline, l’ethofumesate, le prosulfocarbe, et même des traces de terbufos… dont l’usage est pourtant banni depuis 2002. « On ne sait pas d’où ça vient », admet François Veillerette, porte-parole de l’association. 

Générations Futures rappelle dans son rapport qu’un contact prolongé à ces pesticides expose à des risques graves pour la santé des habitants de la MEL, allant de réactions allergiques au développement de cancers. L’association réclame ainsi à la métropole européenne de Lille un suivi plus régulier de ces pesticides dans l’air, aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine, et lui demande d’œuvrer pour une meilleure information des populations. En outre, elle appelle plus largement l’État à bannir définitivement les substances cancérogènes et reprotoxiques des exploitations.

Vous pouvez consulter le rapport détaillé en cliquant sur ce lien.



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