Leur histoire d’amour a été aussi brève que passionnelle. Hélas, l’alcool a fini par tout gâcher.
Un homme de 34 ans a comparu le jeudi 13 février 2025 devant le tribunal de Versailles pour une affaire de violences conjugales. Une histoire en plusieurs actes qui prend sa source à Gargenville (Yvelines) un soir de juin 2024 alors que la relation a commencé seulement un mois plus tôt.
Fortement alcoolisé (1,35 gramme d’alcool dans le sang), le trentenaire tente d’étrangler sa compagne, lui assénant des coups de poing au niveau du visage. Terrifiée, la victime se réfugie chez une voisine.
« Je suis conscient de la violence de la scène, je regrette tous mes faits », s’excusera tout penaud le prévenu dans le box.
« Je vais te fumer, ton gamin aussi »
Jugé à l’époque dans le cadre d’une procédure de composition pénale, il a interdiction d’entrer en contact avec la victime. L’histoire aurait dû s’arrêter là.
S’il tente de se soigner, le mis en cause finit toutefois par rechuter et retourne au domicile de la victime où il se fait encore plus menaçant, le 21 janvier 2025. « Je vais te fumer, ton gamin aussi. Tu es juste une tarée. »
Une pluie de messages malveillants
Placé sous contrôle judiciaire, l’homme ne relâche pas son étreinte, multipliant les messages malveillants, qu’ils soient écrits ou vocaux, sur les réseaux sociaux du 22 janvier au 11 février 2025. « Je veux être méchant avec toi, je peux être très méchant… Je vais être incarcéré. Après on verra… »
C’est la goutte de trop pour la victime qui porte plainte le 10 février 2025, ce qui provoquera l’arrestation de son ex-compagnon deux jours plus tard.
« Aucune des deux mesures n’a marché. Le contrôle judiciaire ne marche pas. Il faut faire quoi ? », s’agace le président du tribunal.
« Je m’en veux d’avoir fait peur à son enfant. Je bois depuis mes 25 ans et il y a des périodes où c’est tous les jours », tente-t-il de justifier. Et de poursuivre : « Je ne veux pas perdre mon travail, mes enfants. C’est sûr qu’à partir de maintenant, il n’y aura plus de problème », promet le mis en cause.
La victime, qui assure avoir tout fait pour l’aider « alors que tout le monde lui avait tourné le dos », témoigne de son cauchemar.
« Cette histoire m’a détruit, j’ai commencé une thérapie. J’ai peur, je vis dans le noir, cloîtrée… Mon fils ne veut plus aller l’école. »
« Ses regrets ne convainquent guère »
Pour la procureure de la République, le prévenu « a toujours une bonne excuse ». « Il montre une incapacité claire à respecter les décisions de justice. Ses regrets ne convainquent guère. Je demande 12 mois d’emprisonnement. »
Le tribunal a tranché en prononçant une peine d’un an de prison avec un renvoi devant le juge d’application des peines pour un aménagement de la peine. Il devra également verser la somme de 8 000 € à la victime en réparation du préjudice moral.
« Et vous avez interdiction d’entrer en contact et de paraître au domicile de la victime pendant deux ans. Si elle vous contacte, vous ne répondez pas. En cas de non-respect, ça sera la prison », a conclu le président du tribunal.
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