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Né il y a 30 ans à Martinvast, le concours d’équitation du Grand complet va disparaître

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Fruit de la passion d’hommes et de femmes, c’est dans les herbages de Martinvast (Manche), sous la houlette d’André Le Goupil, cavalier olympique, que naît le Grand complet, en 1995, sur les terres de la ferme familiale. 30 ans plus tard, le concours disparaît du calendrier international !

Pendant 15 ans, jusqu’en 2010, les meilleurs cavaliers du monde ont foulé les prairies de Martinvast et Sideville avant de se retrouver, dès 2011, au Haras du Pin, dans l’Orne, et d’organiser en 2023, comme un feu d’artifice final, le championnat d’Europe de concours complet avec Pierre Le Goupil, le chef de piste des Jeux olympiques de Paris.

« Des relations détériorées »

L’association Ustica, basée à Martinvast, portait toute l’organisation. En 2011, après André Le Goupil, Valérie Moulin prend les rênes de l’association.

« Ustica est appelée à disparaître et aujourd’hui, c’est l’amertume qui domine », confie Valérie Moulin profondément marquée par cette situation.

On traverse depuis cette annonce une période très difficile. À titre personnel, j’ai vraiment beaucoup d’amertume. J’imaginais une autre fin.

Valérie Moulin, organisatrice

« Cela couvait depuis la fin des championnats d’Europe en 2023. Déjà pendant le concours, les relations s’étaient détériorées avec les responsables du conseil départemental de l’Orne. Nous avons subi des contraintes peu compatibles avec une organisation sereine, notamment avec celles imposées par la Fédération équestre internationale », sans oublier « les difficultés financières liées au versement tardif des subventions ».

Pour 2024, la situation « était tendue pour préparer le concours. La convention présentée exigeait un loyer de 80 000 euros. C’était pour nous impossible de faire face à cette dépense. On a donc pris la décision de ne pas organiser 2024 ».

« J’imaginais une autre fin »

Et pour 2025, « j’ai senti que les conditions n’étaient pas réunies face aux exigences incompatibles avec le fonctionnement de notre association, tant sur le fond que sur la forme ». L’association a recherché d’autres sites, sans aboutir.

Au-delà de l’aspect sportif, « le Grand complet était un moment privilégié de rencontres de quelque 200 bénévoles. On traverse depuis cette annonce une période très difficile. À titre personnel, j’ai vraiment beaucoup d’amertume. J’imaginais une autre fin. J’ai l’impression qu’on a été mis dehors. »

De notre correspondant Pierre DUCLOS



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