Un vaste réseau criminel international spécialisé dans les escroqueries aux faux investissements et dans le blanchiment d’argent a été démantelé, a indiqué mercredi 12 février 2025 la gendarmerie nationale.
Cette « opération hors norme » a vu le jour en 2022 après le démarchage frauduleux (et pour de très grosses sommes) d’un ancien chef d’entreprise français. Elle a conduit à l’interpellation de sept personnes en France, en Israël et en Espagne, selon la gendarmerie dans un communiqué.
Des sociétés fictives partout en Europe et à l’étranger
La gendarmerie a mis à jour un réseau « complexe » et « particulièrement organisé », impliquant des Franco-Israéliens, dont « le cœur » se situait à Tel-Aviv.
Le système de blanchiment des fonds reposait lui sur de nombreuses sociétés fictives en Europe (Portugal, Hongrie, Croatie, Allemagne, Italie) mais aussi en Turquie, Grande-Bretagne, Gibraltar.
Les fraudeurs utilisaient des « mules bancaires » et des outils numériques avancés pour masquer leurs activités et faire transiter des millions d’euros, soulignent les enquêteurs.
1,25 million d’euros envolé
« Trompé par des documents falsifiés », l’ancien chef d’entreprise français à l’origine de l’enquête croyait avoir affaire à des représentants de la société énergétique espagnole Iberdrola, avec qui il avait signé plusieurs contrats pour un montant total de 1,5 million d’euros, pensant investir dans des panneaux photovoltaïques.
Sa banque avait détecté des virements suspects, mais 1,25 million d’euros étaient déjà partis sur des comptes espagnols. Seuls 450 000 euros lui appartenant ont pu être bloqués sur ces comptes suite à l’émission d’un certificat de gel de biens à l’étranger par le parquet d’Annecy.
Sept personnes interpellées
L’opération judiciaire a été menée conjointement fin janvier par un juge d’instruction d’Annecy, les gendarmes de Haute-Savoie et de la Section de recherches de Grenoble, en coopération avec Europol et les autorités espagnoles et israéliennes.
Elle a conduit à l’interpellation simultanée en France, en Israël et en Espagne de sept personnes soupçonnées de diriger le réseau.
Outre des « flux financiers suspects » de près de quatre millions d’euros sur des comptes bancaires blanchisseurs, une soixantaine de comptes en cryptomonnaies ont été identifiés, comportant des transactions s’élevant à 130 millions de dollars américains, elles aussi liées à un circuit de blanchiment international.
Les perquisitions réalisées en simultané au sein des trois pays ont également mis au jour des sommes importantes en numéraire, des montres de luxe, des dizaines de pierres précieuses ainsi que de nombreux documents frauduleux, selon le communiqué.
Source : AFP.
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