Réduit à dix avant la mi-temps, le SM Caen (Calvados) n’a pas pu éviter une nouvelle défaite, ce lundi 10 février 2025, face à Dunkerque (0-2). La huitième consécutive, un triste record dans son histoire, qui les laisse lanterne rouge, à huit points du premier non-relégable. Le National se rapproche à grands pas.
Une escarmouche signée Mendy…et puis c’est tout
Ils étaient pourtant plus de 15 400 dans les travées de D’Ornano, pour encourager le Stade Malherbe. Malgré la température hivernale (4°C au coup d’envoi), malgré les vacances scolaires, malgré, surtout, une affreuse série de sept défaites consécutives qui a conduit leur équipe favorite à la dernière place de la Ligue 2.
Les chants du kop ont bien failli trouver une première récompense dès la fin du premier quart d’heure. Après un bel échange avec Brahimi, Mendy avait envoyé une demi-volée de peu au-dessus de la barre dunkerquoise (14ᵉ). La réplique nordiste avait été immédiate. Heureusement, Mandrea s’était déployé sur une belle frappe de Bardelli, après un relais avec Courtet (15ᵉ).
Malherbe baladé au milieu
Les hommes du technicien portugais – Luis Castro – ont toutefois vite montré pourquoi ils sont à la lutte pour les barrages d’accession en Ligue 1. Suite à une belle action sur le côté droit de la surface caennaise, Mandrea a été sauvé par son montant (24ᵉ).
Le jeu de possession cher à Bruno Baltazar a eu bien du mal à se mettre en place. Le 4-2-3-1 malherbiste, privé de ballon au milieu, a dû se contenter de quelques miettes récupérées pour mettre le nez à la fenêtre.
Brahimi voit rouge
Une fois de plus, le Stade Malherbe s’est tiré une balle dans le pied, tout seul comme un grand. C’est Brahimi qui s’y est collé, cette fois, en écopant d’un carton rouge direct pour un pied haut sur Raghouber (37ᵉ). Les affaires se corsaient encore pour les Caennais, déjà inoffensifs à onze.
Pas étonnant, donc, de voir le vétéran Courtet ouvrir la marque juste avant la pause, servi sur un plateau par une déviation malencontreuse de Lebreton dans sa surface (45ᵉ).

Le milieu formé au club, proche du rouge lui aussi en première période, ne revenait d’ailleurs pas sur la pelouse, pas plus que Najim. Les expérimentés M’vila et Henry les remplaçaient pour sauver ce qui pouvait encore l’être.
L’ancien rennais et interiste s’évertuait à montrer l’exemple dans la combativité. Le public n’attendait que ça pour pousser ses joueurs. Mais son regain d’enthousiasme était vite douché par le deuxième but des récents tombeurs de Lille en Coupe de France. Esseulé dans la surface, Skytta profitait d’une feinte de Courtet et d’une légère faute de main de Mandrea pour assommer les partenaires de Mendy (56ᵉ).

L’humour du désespoir des supporters
De quoi inspirer un nouveau chant au kop : « On descend en National à cheval »… Sans oublier les désormais traditionnels « olé » d’encouragement pour l’adversaire, de moquerie quand les Malherbistes enchaînaient trois passes. Les chambrages égayaient la fin de match, au son « tous ensemble, on va chanter : Nicolas Seube », ou encore « We are the champions ».
À 12 journées de la fin du championnat, on voit mal comment ce Malherbe-là pourrait s’en sortir. Même les supporters, dont une partie avait quitté le stade avant la fin, semblent résignés.
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