Nouvelle semaine, nouveau biopic ! Un format qui a décidément le vent en poupe au cinéma. Ici c’est l’ascension de Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, qui est portée à l’écran par James Mangold.
Le réalisateur avait déjà brillé dans l’exercice en 2005 avec Walk the line où il retraçait la vie de Johnny Cash. Pour ce nouveau film, Mangold s’attache à l’icône absolue de musique folk et rock Bob Dylan. Après un déménagement à New York à l’âge de 20 ans, le jeune chanteur devient l’idole de toute une génération dans les années 1960 et continue d’influencer, encore aujourd’hui, l’écriture et les sonorités de multiples chanteurs et compositeurs.
Une réalisation lisse
Élevé au panthéon des artistes mythiques, il lui fallait bien un nouveau biopic. Un parfait inconnu tente l’immersion aux côtés de l’un des plus mystérieux songwriter de l’histoire, explore les révolutions apportées par l’interprète et exprime la complexité de l’étiquette incompatible avec le processus créatif.
Le film parle d’une époque et de ses rêves, mais aussi de la jeunesse et de sa fougue, du champ des possibles et des incompréhensions qu’il génère… Si Bob Dylan est réputé contestataire, le film de Mangold ne l’est pas. La réalisation y est classique et le scénario très (trop ?) bien exécuté. Une mention à Timothée Chalamet, qui porte un costume trop grand pour lui mais qui le fait avec une profonde intention.
En définitive, un passage de l’acoustique à l’électrique qui n’a d’électrisant que le nom.
Anaïs Briec
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