Comme le veut la tradition, les habitants de Beauville étaient invités à la cérémonie des vœux du conseil municipal le dernier samedi du mois de janvier. L’occasion pour le maire, Thierry Pous, de revenir sur les moments importants de l’année 2024 pour le village et d’évoquer les dossiers qui vont occuper son équipe dans les mois à venir.
« L’année 2024 a été marquée par des moments de joie et de convivialité partagée et d’instants de profonde tristesse », a-t-il lancé en ouverture de son discours, faisant référence à la disparition de l’ancien maire Gérard Fournier. « Nous avons tous été très marqués par cette disparition qui, pour ma part, m’a profondément affecté », a-t-il souligné.
Ce qui a changé à Beauville en 2024
Le maire rappelait ensuite que l’année écoulée avait vu l’extension de l’agglomération de Beauville en lien avec l’arrivée de nouvelles constructions. « L’objectif était notamment de pouvoir limiter la vitesse grâce au déplacement des panneaux d’entrée et de sortie dans le village », faisait-il savoir, en expliquant que ce changement avait pour conséquence d’augmenter le linéaire de bordure de voirie que la commune doit entretenir.
L’année 2024 a aussi vu la concrétisation d’un projet annoncé depuis plusieurs années, à savoir l’aménagement d’un local à poubelles au centre du village. « Le goudronnage de cet espace sera fait cette année avec le reliquat du pool routier », annonçait-il, ajoutant que la voirie de l’impasse du Pastel serait également rénovée. Par ailleurs, la mairie dispose depuis quelques mois d’un nouveau site Internet.
« C’est le chantier phare de 2024-2025 »
Thierry Pous s’arrêtait ensuite assez longuement sur ce qu’il n’hésitait pas à nommer « le chantier phare 2024-2025 » pour sa commune : l’acquisition de deux terrains appartenant à un couple du village. « Il y en a un petit à côté du terrain de pétanque dont le montant a été fixé à 18 000 € et un plus grand à côté du pré communal dont le prix s’élève à 125 000 €», notait-il.
L’élu expliquait l’intérêt de l’acquisition de ces parcelles par leur positionnement à côté de terrains communaux. Avant de rassurer l’assistance sur le financement : « Au début de l’été, j’ai eu quelques remarques sur le prix. Je vous annonce que l’on a obtenu, après demande d’une subvention au Conseil départemental, 40 % d’aide sur le petit terrain et 40 % d’aide sur le grand. Ce qui représente 57 200 € d’aides au total pour ces deux acquisitions. » La part restant à la charge de la commune sera quant à elle financée par un emprunt de 70 000 € et de l’autofinancement.
Interrogé sur l’avenir de ces deux terrains par Voix du Midi Lauragais, Thierry Pous répond : « Sur le petit, on réfléchit à prolonger l’aire de jeux pour agrandir cet espace dédié aux loisirs. Sur le grand, il y a déjà un bâti donc on aimerait s’en servir pour aménager un local pour y ranger et stocker le matériel communal. »
Report de l’agrandissement de l’aire de covoiturage
Le maire de Beauville profitait de la présentation de ce projet pour remercier la conseillère départementale Florence Siorat, présente à ses côtés, et son binôme Gilbert Hébrard, d’avoir défendu ce projet afin qu’il obtienne un subventionnement. « Cela illustre la politique que vous menez et impulsez en faveur du partage des richesses à l’échelle du département et qui a été la marque des différents présidents qui se sont succédé. Je ne sais pas ce que deviendraient les petites communes sans l’aide du Département. »
Des propos sur lesquels rebondissait Florence Siorat : « La pierre angulaire de la politique du Conseil départemental, c’est la solidarité. Avec les personnes et notamment les plus faibles, mais aussi avec les communes en veillant à cette répartition des richesses. Si vous n’avez plus d’aides, on sait très bien que plus rien ne pourra se passer dans les communes. Votre investissement mérite que l’on vous soutienne de façon constante. »
Après avoir souligné les contraintes budgétaires avec lesquelles devait composer le Département, Thierry Pous indiquait que ce dernier avait fait le choix de reporter certains de ses investissements comme l’agrandissement de l’aire de covoiturage située dans la commune, à l’intersection de la D2 et de la D80. « C’était prévu en 2026 avec la mise aux normes des abribus. Mais ce projet est repoussé à l’horizon 2028-2029 », faisait-il savoir.
D’autres projets dans les cartons
Le maire listait ensuite les autres projets sur lesquels planche sa municipalité, citant plus particulièrement le « remplacement des convecteurs grille-pain de la mairie » pour pouvoir à terme réaliser des économies d’énergie ou encore « la réfection des peintures extérieures du foyer ».
Il rendait également hommage aux habitants de la commune qui se mobilisent bénévolement lors de chantiers citoyens. « Ils participent ainsi à embellir le village et à améliorer la qualité de vie de ses habitants, tout en faisant faire des économies à la commune. Car il y a des travaux que l’on ne pourrait pas faire s’ils ne s’investissaient pas ainsi, allant même jusqu’à mettre à disposition leur matériel personnel », soulignait l’édile.
Une fermeture d’école au sein du RPI ?
Enfin, Thierry Pous n’a pas caché qu’un certain flou entourait l’avenir du Regroupement pédagogique intercommunal dont les classes sont aujourd’hui réparties dans les écoles de Mourvilles-Hautes et Le Vaux.
« On y avait échappé l’an dernier, mais on aura certainement une fermeture de classe à la rentrée. Et même sûrement une fermeture d’école, car autant les parents que les professeurs ne veulent pas deux sites, s’il devait y en avoir un avec une seule classe. Et sachant qu’aucun des deux maires ne veut fermer son école, ça s’annonce assez compliqué », craignait-il.
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