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L’ex-première adjointe de cette ville des Yvelines, devenue opposante, démissionne

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Ça continue de bouger au conseil municipal d’Andrésy (Yvelines). En juin 2023, Laurence Alavi avait démissionné de son poste de 1re adjointe déléguée aux solidarités, à la famille, à la santé et budget. Elle était ensuite devenue la figure de proue du groupe d’opposition Andrésy Union Citoyenne. Nouveau rebondissement, ce lundi 27 janvier 2025, la quinquagénaire a annoncé, dans un mail adressé à tous les élus, quitter le conseil municipal.

Éviter les soupçons

La raison ? « Je suis très engagée depuis plusieurs mois maintenant auprès d’une importante association caritative du territoire, Cité Lpb (Lien partenariat bienveillance) », écrit-elle dans la missive. Une décision motivée par l’envie « d’éviter tout soupçon de conflit d’intérêts », car une « partie importante de l’activité de cette dernière est réalisée sur Andrésy ».

La structure, dont elle est devenue vice-présidente bénévole, gère, entre autres, 72 places de CHU (Centre d’hébergement d’urgence), dont 65 sur la ville. Contactée, elle nous a indiqué vouloir aussi développer des projets avec des instances municipales. « Je ne veux pas qu’on me dise que cela ne s’est pas fait, car j’étais dans l’opposition ou que cela s’est fait parce que j’étais au conseil municipal. »

En ce qui concerne son choix, elle l’affirme sans détour : « Je me sens plus utile dans mon association qu’à la mairie. »

« Cela a été très mal géré »

L’ancienne adjointe est amère sur son passage au conseil et n’est pas tendre avec la gestion actuelle de la municipalité. « Les difficultés financières qu’on a ne sont pas la seule faute du maire, il ne faut pas exagérer. Il y a eu des gros problèmes avec l’ancienne majorité qui s’est engagée sur des chantiers sur lesquels elle n’aurait pas dû. La Covid et la guerre en Ukraine ont vraiment pesé sur les finances de la Ville. On n’a pu faire aucun investissement, ce n’est pas ça qui a grevé le budget de la Ville. Mais par contre, cela a été très mal géré. »

Elle explique notamment que « tous les agents compétents qui n’étaient pas attachés à la ville sont partis » et que « les principaux directeurs se font porter pâle pendant plusieurs mois ». Ce qui aurait pour conséquence un manque de suivi des dossiers en cours. La raison : le maire actuel « ne sait pas manager » et « garder sa place ».

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Une gestion qui aurait pour conséquence une dégradation de la situation financière de la Ville. « Là, il va nous brader la maison du Moussel. Alors qu’au départ, c’était sincère, pour qu’elle soit rénovée. Mais maintenant, il y a de telles difficultés financières que les 2 millions de la vente du terrain, il les faut absolument dans les comptes. Il signe n’importe quoi comme compromis de vente et il ne s’assure même pas que l’objet principal qui était la survie du Moussel soit garanti par un engagement du promoteur à commencer les travaux par ce bâtiment. »

À presque un an des élections municipales, la désormais ex-élue ne ferme pas la porte pour se présenter : « Je ne sais pas, mais faudrait vraiment qu’on vienne me chercher ». Sa seule certitude : « la personne élue ne pourra rien faire à part essayer de ramener des comptes sains. »

« Elle ne sait pas travailler en équipe »

De son côté, le maire, Laurent Wastl (Dvg), « regrette le départ d’une conseillère qui a des compétences et connaît bien la ville », mais réfute en bloc ses critiques. Il admet que les difficultés de la ville « n’attirent pas forcément », mais affirme qu’il « n’y a jamais eu autant d’avancées sociales et salariales » pour les agents depuis qu’il est élu. « Il y a eu des mesures en faveur du bien-être avec la création de l’heure de sport, la prime pouvoir d’achat et mobilité, et le journal interne. »

Au sujet du Moussel, il conteste l’avoir « bradé » et ajoute : « On a un document officiel nous garantissant sa réhabilitation, cela fait partie du contrat de vente. On est complètement protégé. Ça fait 25 ans que c’est une maison patrimoniale en ruines et on a trouvé une solution à zéro euro pour la Ville et on a toutes les garanties. »

D’après l’édile, la vraie raison de la démission de Laurence Alavi, « c’est qu’après son départ parce qu’elle voulait prendre ma place, elle a monté un groupe et elle est incapable de le gérer. C’est une femme qui ne sait pas travailler en équipe ».



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