
Dans le box des accusés, trois hommes, dont un qui avait déjà été condamné 10 fois et qui était sous sursis probatoire au moment des faits. Ce Roumain était jugé avec deux de ses compatriotes. Ces voleurs avaient en fait été interpellés « à l’intérieur de la boutique », d’un couple de commerçants roumains qui a, quant à lui, été relaxé par le tribunal correctionnel de Nantes.
Ce commerce avait été décrit à l’audience comme « un magasin roumain où on peut acheter des chips et des trucs de Roumanie qu’on ne trouve pas à Leclerc ». L’ancien toxicomane et son épouse qui le tenaient ont néanmoins à l’audience n’avoir « jamais rien acheté ou vendu » à ces jeunes : ils connaissent « leurs parents » mais « pas eux personnellement ». Un doute subsistait car le commerçant de 55 ans avait déjà été condamné à sept reprises, notamment pour des affaires de « vol » et de « recel ».
Des outils, des bijoux, du liquide
Au cours de leurs périples, les voleurs avaient par exemple dérobé « une console Nintendo et des bijoux » chez une habitante de Vertou. Un habitant du Pallet avait lui été délesté de bijoux et d’argent liquide. A Basse-Goulaine, un habitant s’était fait dérober du « matériel » ; des femmes de Montbert, de Vertou et de Château-Thébaud avaient, elles, dû dire adieu à leurs bijoux. A Château-Thébaud toujours, un couple n’avait pour sa part jamais revu ses « outils ».
Mais les voleurs s’étaient trahis en tentant d’utiliser un ticket-restaurant auprès de « plusieurs enseignes », notamment un restaurant KFC. A partir de là, leur Audi A4 avait été repérée sur des images de vidéosurveillance.
Des cambriolages l’après-midi
Les enquêteurs avaient pu par la suite « exploiter la téléphonie » et confondre les prévenus, qui ont reconnu l’intégralité des faits. Ils agissaient ainsi « en grande majorité l’après-midi » par groupe de trois, a expliqué le président du tribunal correctionnel de Nantes : alors que deux d’entre eux restaient dans la voiture, le troisième sonnait aux portes des maisons pour voir si elles étaient vides. Le cas échéant, les deux complices rappliquaient alors.
Outre le Vignoble nantais, les prévenus avaient ainsi sévi dans les communes de Moisdon-la-Rivière, Abbaretz, Nozay, La Montagne, Frossay, La Montagne, Bouaye, Les Moutiers-en-Retz, Saint-Colomban, Piriac-sur-Mer, Saint-Malo-de-Guersac, Donges, Loireauxence ou encore Vair-sur-Loire.
En plus de la peine de prison ferme, le prévenu sera frappé d’une interdiction du territoire français pendant les cinq années qui suivront sa sortie de détention. Sur le plan civil, il a été condamné à verser près de 40 000 € de dommages et intérêts à ses victimes. Ses deux complices n’ont eux écopé que de six et dix mois de prison avec sursis en raison de leurs casiers judiciaires pratiquement vierges et du moindre nombre de vols qui leur étaient reprochés. Deux mineurs ont par ailleurs été condamnés de leur côté par le tribunal pour enfants (TPE), a-t-il été précisé lors de l’audience.
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