Home Faits Divers en Essonne, un homme de 24 ans soupçonné de harceler son ex

en Essonne, un homme de 24 ans soupçonné de harceler son ex

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Éric* a patienté longuement sur les bancs réservés au public de la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes, avant de s’approcher, visiblement dépité, pour raconter son histoire d’amour avec Vanessa*, qui s’est conclue par une arrestation et une garde à vue à la fin du mois d’août dernier.

Une relation polyamoureuse

Éric est en école d’ingénieur à Évry-Courcouronnes. Il y rencontre Vanessa qui poursuit le même cursus universitaire. Le jeune homme tombe sous le charme de sa camarade de classe. Ils se rapprochent, échanges des sentiments, qui en dehors de quelques câlins ne dépassent pas le stade d’un amour platonique.

Vanessa est déjà en couple. Elle vit dans un appartement d’Évry-Courcouronnes situé à moins de 100 mètres de celui qu’occupe Éric. À la barre du tribunal, l’élève-ingénieur décrit son histoire comme une relation polyamoureuse, une sorte de ménage à trois consenti, mais qui au fil du temps devenait intenable.

« J’ai rencontré le compagnon de Vanessa. Il a semblé accepter la situation, mais au mois de mai, Vanessa a rompu du jour au lendemain sous la pression de son compagnon », reconnaît-il. Eric ne le supporte pas. Il lui adresse de nombreux messages, jamais violents, qui restent lettre morte. Il passe du temps au pied de son immeuble sans plus de succès.

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Le prévenu relaxé

Le 23 août 2024, Éric n’en peut plus. Il rentre dans l’immeuble, sonne à la porte, tambourine pour obtenir des explications. Vanessa est dépassée par les événements. Elle appelle la police qui interpellera son amoureux éconduit dans les parties communes de l’immeuble. « J’avais un besoin obsessionnel de la voir », s’explique-t-il.

Au lendemain de sa garde à vue, Éric a été soumis à de nombreuses interdictions pour l’empêcher de rencontrer ou de joindre Vanessa. Malgré son désarroi, il les a respectées scrupuleusement. L’examen psychologique du jeune homme a laissé entrevoir des failles, liées à une dépression chronique et à un trouble de l’attachement.

Le procureur de la République s’est montré bienveillant à son égard, lors de ses réquisitions : « Votre compagne a porté plainte pour que vous arrêtiez de l’enquiquiner. Elle n’a pas subi aucune altération de sa santé mentale ou physique », a-t-il conclu. Éric a été relaxé, à son grand soulagement, des préventions qui lui étaient reprochées.

*Les prénoms ont été changés.



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