On s’y voit déjà, à l’occasion de journées plus douces – et plus si lointaines que ça – partageant entre amis des nems ou des crevettes piquantes, le tout en bord de Deûle. Eux aussi s’y voient, et en attendant, leur concept cartonne déjà : Roseline Cao, Olivier Tiercin, Ludwig Van Honacker et Emilie Beauregard sont les quatre associés à la tête du Shii Foo Mii, à Saint-André-lez-Lille (Nord). Les trois premiers sont les « anciens » du Bistrot de St So à Lille, quand Emilie gérait autrefois le salon de thé Chez Léontine. Leurs expériences combinées leur ont permis de mettre sur pied leur « bar à manger » asiatique, idéalement situé au cœur du Quai 22, véritable ville dans la ville. Avec une décoration soignée, qui reproduit les paillottes « comme en Asie du sud-ouest », des néons, et surtout une carte typique et accessible, la formule séduit. Visite.
Nems, samossas, crevettes piquantes et généreux bánh mì à des prix attractifs
Chez Shii Foo Mii, c’est ambiance décontractée dès l’entrée. À l’image des quatre quadragénaires qui tiennent ce tout nouveau resto bordant le Quai 22, et ouvert depuis décembre 2024. Roseline, Olivier et Ludwig sont amis depuis des années, et se sont déjà lancés ensemble, en 2024, dans l’aventure du Bunker Paillettes, un lieu festif à Hallennes-lez-Haubourdin. Si Emilie est arrivée plus tard, la cohésion autour du projet Shii Foo Mii a été immédiate. « On cherchait un nouveau lieu. On a visité ce local à Saint-André en septembre 2023, ça a été le coup de cœur », se remémore Roseline.
L’entrepreneure a « toujours voulu être proche de ses origines [vietnamiennes] », et ainsi proposer de la cuisine asiatique. Sans chichis. La carte du Shii Foo Mii se veut simple et gourmande. Avec le chef Rémi Lieu aux fourneaux, la clientèle peut savourer de la street food, incluant nems, samossas, crevettes piquantes et généreux bánh mì, « l’équivalent vietnamien du kebab », résume Olivier.
« On le décline sous trois formes, y compris dans une version végétarienne. Avec ça, on a le bouillon du jour, le plat du jour, qui peut être du porc au caramel, du poulet au curry jaune… », détaille Roseline. Le dimanche, c’est spécialités rāmen.

Il faut compter en moyenne une quinzaine d’euros pour un plat, 10 € pour un bánh mì. Et tout le monde s’y retrouve : cette nouvelle adresse brasse un large public, allant des familles aux séniors, dont la résidence se trouve juste au-dessus, en passant par les salariés de Dalkia, installés dans leur récent siège social à quelques dizaines de mètres.
Une vaste terrasse en projet en bord de Deûle pour les beaux jours, avec tapas le soir
Un attrait qui se justifie aussi certainement par le cadre qualitatif. Les associés ont fait appel aux talents de l’architecte d’intérieur Alexy Queugnet pour élaborer un environnement réaliste et reposant. Les paillottes, donc, mais aussi des pavés trompe-l’œil, une estrade pour manger avec une vue (presque) plongeante sur la Deûle. Avec supplément couleurs et végétaux.
Pour l’heure, le restaurant de 120 m² compte une cinquantaine de places, mais sans doute bien plus à la belle saison. Les gérants devraient en effet pouvoir aménager une plus vaste terrasse, où il serait possible de déguster des plats à l’assiette le midi, et plutôt des tapas le soir. « Mais on pourrait aussi juste venir boire un verre, jouer aux fléchettes, avec un côté bar d’ambiance », dit Olivier. Toujours dans la simplicité, à l’image de la manière dont ils ont choisi le nom du restaurant : « On n’avait pas d’idée, alors on s’est dit qu’on allait se la faire à chifoumi ! » Et le tour était joué.
Le Shii Foo Mii propose aussi ses plats à emporter (mais pas à la livraison). Ouvert du mercredi au dimanche, au 8, rue George-Sand.
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