La campagne des municipales 2026 à Lyon est ouverte. A un peu plus d’un an du scrutin, un nouveau candidat vient d’annoncer qu’il compte officiellement s’y lancer pour affronter le maire écologiste sortant Grégory Doucet, lui-même candidat.
Georges Képénékian, éphémère maire de la ville durant un an, annonce ce dimanche 2 février 2025, au Progrès, son intention d’être candidat.
Georges Képénékian, maire de Lyon pendant un peu plus d’un an entre 2017 et 2018, qui se définit de « centre gauche » dans cette interview souhaite porter une candidature « sans étiquette ».
« Créer un choc » avec sa candidature
« Cette candidature est le fruit d’un an de réflexion, de rencontres. L’idée a été de réunir hors des structures partisanes pour réfléchir à ce qui faisait la ville, à ce qu’était la culture à Lyon, l’attractivité, l’habitat, la sécurité, l’éducation, la prospérité, le monde économique », explique-t-il dans cette interview, disant voulant créer un « choc ».
« Comme avec le PS, j’en ai fini avec Renaissance », affirme l’ancien membre de La République en Marche, l’ancien parti d’Emmanuel Macron.
Georges Képénékian, 75 ans, a été très proche de Gérard Collomb et a occupé le fauteuil de maire de Lyon quand ce dernier était ministre de l’Intérieur lors du premier mandat du chef de l’Etat.
« Mon parti c’est Lyon »
A propos de possibles alliances avec d’autres partis, ceux du « bloc central » comme Renaissance ou le Modem ou encore Les Républicains, parti représenté par le maire LR du 2e arrondissement Pierre Olivier, il répond : « L’idée, c’est de savoir comment on peut se mettre d’accord sur des projets, parce que je suis convaincu que la ville ne doit pas être dirigée par une couleur politique. Mon parti, c’est Lyon ».
Pour l’instant, il ne souhaite pas mener un « ticket » avec David Kimelfeld pour tenter de renverser la Métropole de Lyon comme ils l’avaient tenté, sans succès, en 2020.
« David est un ami. Mais aujourd’hui, il est illisible (…) La notion de binôme dans laquelle je suis tombée l’autre fois, c’est fini. Pour moi c’est Lyon et il faut asseoir Lyon », dit-il au Progrès.
Attaques contre le maire écologiste Grégory Doucet
Le nouveau candidat à la mairie lance de premières attaques contre le maire sortant. « On ne peut pas résumer la vie de la cité à une obsession, sauver la planète, et n’avoir pour seule bible, le Giec ».
Je vois, à travers les commentaires que l’on nous fait, une ville qui ne donne pas envie et devient compliquée à tous points de vue. Se déplacer, habiter… Les PME sont inquiètes. J’ai entendu beaucoup d’acteurs du monde économique dire, ‘‘s’il y a un deuxième mandat, on sera obligé de partir.
« Mon objectif, c’est de recoudre la ville, la retisser (…) », dit-il, estimant que les élus écologistes divisent et opèrent des « fractures » notamment sur les mobilités.
L’élu le plus connu de l’opposition ?
Un sondage publié il y a quelques jours a peu être conforté Georges Képénékian. L’étude Ifop pour Lyon Capitale note qu’il est l’élu de l’opposition le plus connu et identifié des Lyonnais. 44% de Lyonnais peuvent l’identifier et plus de la moitié le connaissent si on intègrent ceux à qui son nom dit quelque chose.
Candidat en 2020, il avait échoué à gagner la mairie à cause notamment de la division du centre avec plusieurs candidatures dont celle du maire sortant Gérard Collomb. Au premier tour, il était arrivé seulement quatrième avec 11,98% des voix et en se maintenant au second tour troisième avec 17,02%. Yann Cucherat (LRM), soutenu par Gérard Collomb, était arrivé deuxième (30,80 %) mais loin derrière Grégory Doucet.
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