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Il frappe sa grand-mère de 90 ans dans une crise de colère, sur la Côte de Nacre

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Jeudi 30 janvier 2025, David* (39 ans) a comparu devant le tribunal judiciaire de Caen (Calvados) pour violences sur ascendant de janvier 2019 à septembre 2024 à Luc-sur-Mer, sut la Côte de Nacre, ainsi que pour dégradation de biens appartenant à autrui en septembre 2024.

Sous contrôle judiciaire, l’homme avait interdiction de se présenter au domicile de la victime mais pas de la rencontrer par ailleurs.

La voisine a déjà vu la vieille dame avec des bleus

Dimanche 15 septembre 2024, les gendarmes sont appelés par une personne qui entend le voisin de la maison d’à côté hurler et taper dans les murs.

Jacqueline*, 90 ans, qui vit dans cette maison, est venue se réfugier chez elle. Son petit-fils l’aurait giflé dans une crise de colère et aurait brisé des objets, mettant sens dessus dessous la chambre de sa tante. Si la vieille dame reconnaît qu’elle a « un peu peur » de lui dans ces moments-là, elle refuse de porter plainte et de voir un médecin.

Seulement la voisine va déclarer aux gendarmes avoir vu, à plusieurs reprises, Jacqueline avec des bleus. De plus, il n’est pas rare qu’elle entende David crier, ce qui sera corroboré par d’autres riverains. 

Il reconnaît « un moment d’énervement »

Deux choses auraient énervé David ce jour-là. Une rayure sur sa voiture dans le garage et le départ de sa tante qui, à la retraite, était censée demeurer avec eux.

C’est vrai, j’ai tout retourné dans sa chambre de colère, je pensais qu’elle resterait, qu’elle serait là pour m’aider à m’occuper de ma grand-mère. Ce n’est pas toujours facile, au niveau de sa santé, elle ne m’écoute pas trop.

Le prévenu à l’audience

S’il l’a giflée, c’est par énervement. L’homme exerçait un emploi de commercial à Cannes. Début 2019, il revient à Luc-sur-Mer à l’occasion du décès de son grand-père. « Pour aider ma grand-mère dans ses papiers » explique-t-il.

Depuis, il n’est jamais reparti et n’aurait pas recherché de travail. Se disant déprimé, il passerait le plus clair de son temps dans sa chambre à regarder des vidéos. Le contrôle judiciaire lui a fait quitter les lieux et finalement trouvé un emploi en CDD. 

Un très fort lien affectif

À l’audience, Jacqueline parle d’un lien affectif très fort et désire le retour de son petit-fils. David emploie les mêmes mots.

C’est elle qui m’a élevé, j’ai passé plus de 30 ans de ma vie avec mes grand-parents. On s’est toujours bien entendus. Je voudrais revenir m’occuper d’elle, je suis le seul en qui elle a confiance.

Le prévenu à l’audience

Une condamnation pour des violences sur sa mère

Il ne reconnaîtra que cette unique gifle en septembre dernier. Son casier fait mention d’une seule condamnation : violence à l’égard de sa mère, ce que David considère comme une réponse aux maltraitances d’une femme qui ne s’est jamais occupé de lui. 

Il écope finalement de huit mois de prison avec sursis probatoire de 24 mois. Il a injonction de soins psychologiques et de travail, interdiction de porter ou détenir une arme. Le tribunal ne prononce pas l’interdiction de revenir vivre chez sa grand-mère. 

*prénoms d’emprunt 



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