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Cet habitant de Loire-Atlantique suspecté d’avoir braqué un camion de cigarettes dans l’Eure reste en prison

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La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes a maintenu en détention, ce vendredi 31 janvier 2025, un habitant de Pont-Saint-Martin (Loire-Atlantique) soupçonné d’avoir pris part au braquage d’un camion de cigarettes et à la séquestration de son chauffeur, relate l’agence Presspepper.

Pour rappel, en mars 2024, une vague d’interpellations avait été déclenchée pour appréhender un « groupe criminel » spécialisé dans le vol de tabac.

Un préjudice estimé à 685 000 €

L’opération, dirigée par l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), avait permis d’arrêter quatre hommes en Loire-Atlantique, dont ce suspect de 26 ans, et d’autres membres de sa famille.

Un an plus tôt, le 11 mars 2023, le chauffeur d’une société de Nassandres-sur-Risle (Eure) avait en effet été « agressé » vers 20 h alors qu’il ouvrait le portail de son entreprise, le camion chargé de cigarettes.

L’homme avait été « ligoté » et s’était fait dérober son chargement, pour un préjudice estimé à 685 000 €.

Des « recoupements » des enquêteurs avec « d’autres faits du même type » les avaient conduits dans la région de Nantes, où « plusieurs membres d’une même famille » avaient donc été interpellés.

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L’ADN du suspect avait en fait été découvert « sur des plaques de voiture » à « quelques centaines de mètres du lieu des faits ».

Les « sonorisations » téléphoniques mises en place avaient aussi permis de s’apercevoir qu’il discutait d’un « vol de véhicule » survenu sur la commune du Bignon.

Des « dispositifs de sonorisation » découverts par les suspects

Chez cet homme de 26 ans, des produits de luxe, des bouteilles d’alcool de grandes marques et « susceptibles de provenir d’un vol » commis à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu avaient été découverts.

Lui et sa compagne avaient aussi « des dépenses régulières de restaurants, de séjours au ski et dans de grands parcs de loisirs », a détaillé le président de la chambre de l’instruction lors de l’examen de l’affaire en audience publique ce jeudi 30 janvier 2025.

Dans cette affaire, le suspect avait été alerté par un membre de sa famille qui avait découvert « les dispositifs de sonorisation » apposés par les enquêteurs sur deux véhicules.

Sa compagne, qui vit « des allocations familiales », est aussi inquiétée dans ce dossier, mais elle a « gardé le silence ». Il a pour sa part « refusé de répondre aux questions » et « maintenu que l’ensemble des captations téléphoniques ne le concernaient pas », a aussi expliqué le magistrat.

Reste qu’il veut aujourd’hui retrouver la liberté après « onze mois de prison ».

« Les faits sont contestés de manière constante », a plaidé son avocat en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Nantes.

Une caution de 20 000 € proposée

Et « les quatre heures d’interrogatoire ont permis de figer sa position », a souligné Me Benoit Poquet, qui a par ailleurs transmis « des éléments permettant de tracer sa présence à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu des faits ».

Son client – qui a « des enfants en bas âge » – voulait retourner vivre « auprès de sa famille » à Pont-Saint-Martin. Il proposait même « un cautionnement de 20 000 €» pour rassurer la justice sur un éventuel risque de fuite.

Le jeune de 26 ans, qui a quatre mentions sur son casier judiciaire, craignait aussi pour sa femme puisque « les allocations lui ont été coupées ».

Mais pour l’avocate générale, il n’y avait « aucune disproportion entre la durée de la détention et la procédure » concernant « des faits multiples » et impliquant « des personnes qui ne se sont pas expliquées en garde-à-vue ».

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est rangée à son avis en ordonnant un maintien en détention.



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