Depuis sa condamnation en 2023 par la Cour d’appel de Rennes (Ille-et-Vilaine), il avait interdiction de se rendre dans le Finistère, et chez son ancienne compagne.
L’homme, 42 ans, était pourtant à Quimper début janvier 2025. Son ex, toxicomane, l’a accueilli dans son logement qui sert aussi de squat. Entre eux, il y aurait eu des violences. Sur place, la police a découvert un couteau avec des traces de sang.
Quelques jours plus tard, une patrouille de police revient sur place. Pour lui échapper, l’individu saute deux étages et se blesse. « Lors de votre hospitalisation, le médecin a retrouvé 34 g d’héroïne en votre possession », a rappelé le président.
Étranglement
Le quadragénaire n’était cependant pas poursuivi pour la détention de stupéfiants. Il a cependant comparu au tribunal vendredi 4 avril pour les violences présumées.
Les dernières se seraient passées dimanche 30 mars, toujours à Quimper. « Dans sa plainte, Madame déclare que vous l’avez attrapée par le cou mais il n’y a aucun certificat médical », a indiqué le président.
Faux, selon le prévenu. « C’est elle qui m’a appelé en me disant qu’elle avait besoin d’aide. Son problème, c’est qu’elle prend drogues, alcool. J’ai cru bien faire en venant la voir. »
« Dévastation conjugale »
Le président n’a pas caché son agacement et a fini par hausser le ton :
Monsieur, vous avez été condamné tellement de fois pour des violences sur Madame. Le problème, c’est de continuer à la voir. Votre couple n’est pas toxique, n’est pas pathologique. C’est de la dévastation conjugale et vous, vous êtes un cas désespéré.
Il cumule 19 mentions à son casier. N’a plus de souvenir de son dernier emploi. « Aujourd’hui, le parquet est assez excédé de revoir Monsieur dans le box », a glissé la procureure.
Pour autant, elle s’est trouvée « embêtée » face aux versions « contradictoires » de la victime. « D’autre part, il n’y a pas de témoin, pas de certificat médical et il n’y a pas eu de confrontation. » Les charges liées aux violences conjugales ont été abandonnées.
18 mois de prison ferme
Pour la violation des interdictions, et « lui envoyer un message fort pour lui dire que ça suffit », le ministère public avait requis 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Le tribunal les a suivies. L’homme est reparti en détention après son procès.
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