Un homme de 36 ans, au casier judiciaire chargé de 32 mentions depuis 2005 (notamment pour vols, recel, trafic de stupéfiants, dégradations, outrages, conduites sous stupéfiants), a été condamné, mardi 1er avril 2025, par le tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) pour des violences et menaces de crime envers un voisin.
Les faits remontent au 9 octobre 2024 lorsque le prévenu, en route vers sa formation en restauration, a croisé, rue Pierre-Brossolette à Cherbourg-Octeville, un voisin sous le porche de son immeuble. Ce dernier affirme avoir été insulté, menacé de viols sur ses filles de 9 et 5 ans.
« Il m’agresse direct »
« Je suis sorti de chez moi pour attendre mon chef d’équipe qui passait me prendre vers 7 heures, explique la victime. Je l’ai croisé, il m’a tout de suite traité de tous les noms, a menacé de violer mes filles. Mon sang n’a fait qu’un tour. Je l’ai traité de cassos, lui et sa famille. Il est venu vers moi, m’a étranglé. Puis il m’a fait tomber et s’est acharné sur moi avec des coups de pied dans les cotes. Il a aussi dit qu’il allait me planter avec ses outils, les couteaux qu’il avait dans son sac. »
Il faudra l’arrivée du chef d’équipe pour mettre un terme à l’agression violente qui survenait au lendemain de l’interpellation de la famille du prévenu.
Le prévenu sous bracelet électronique conteste les accusations, affirmant que la victime l’a insulté en premier et que celle-ci consommerait des stupéfiants. « Il a insulté ma mère. »
Il reconnaît toutefois l’avoir projeté contre la porte du garage et l’avoir pris par le cou avant de le faire tomber avec une « balayette » (un coup de pied porté au niveau de la cheville ou du tibia de quelqu’un pour le faire tomber).
« Je ne demande rien »
Le parquet a souligné la gravité des menaces proférées et le comportement récidiviste du prévenu, qui agissait malgré un sursis probatoire. Il a requis cinq mois ferme, la révocation du sursis probatoire, une amende de 300 euros, ainsi qu’une interdiction de contact ou de paraître au domicile de la victime et de port d’arme durant trois ans.
La victime s’est constituée partie civile sans réclamer d’indemnisation. « Je ne demande rien, simplement qu’on me laisse tranquille. Je n’ose plus sortir de chez moi. »
La défense a plaidé en faveur des efforts du prévenu pour se réinsérer, notamment grâce à sa formation en cuisine et son déménagement à Acqueville. Le prévenu indique également avoir arrêté les stupéfiants et s’être éloigné de ses mauvaises fréquentations.
Après en avoir délibéré, le tribunal l’a finalement condamné aux interdictions requises et à une amende de 300 euros, sans peine d’emprisonnement immédiat. En cas de récidive, il encourt une peine d’un an ferme.
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