Un homme de 25 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nantes pour avoir été contrôlé positif au cannabis avec la voiture de sa mère, le 7 octobre 2024, au Loroux-Bottereau. Ce soir-là, il allait voir des amis.
Trois jours plus tard, après sa garde à vue par les gendarmes et son passage devant le juge des libertés et de la détention (JLD), ce récidiviste avait alors été placé en détention.
Une longue résistance
Il était sorti du tribunal « menotté », bien que « calme » et ne présentant « aucune dangerosité », a-t-il été relaté lors de son procès au tribunal correctionnel de Nantes. Lui faisant « confiance », les gendarmes lui avaient alors permis de « fumer une cigarette » mais il avait pris la fuite, toujours menotté, en repensant à cette « nouvelle compliquée à entendre ».
« Trente mètres plus loin », lui et le gendarme lancé à ses trousses étaient tous les deux tombés par terre. En se relevant, il avait été « plaqué au sol » par un second militaire. Ayant du mal à le maîtriser, les deux gendarmes avaient demandé à des passants de « sonner au tribunal » pour « demander de l’aide à la sécurité ». « Se débattant », « donnant des coups » et les « faisant chuter », il avait même « mis son pied sur le marchepied du fourgon » de telle sorte à ne pas y être placé de force.
Lors de son retour au Palais de justice quelques mois plus tard, cette fois-ci pour son procès, il a reconnu tous les faits, disant simplement n’avoir fait que « fumer du CBD » ce soir-là. Son avocat a, à ce sujet, assuré qu’un « rapport d’expertise » avait attesté qu’un contrôle positif pouvait être déclenché par « surconsommation » de cette substance.
« Peur de la prison »
Pour le reste, son client a eu « peur de la prison ». Il a « trahi la confiance des gendarmes », a développé son avocat, avec cette tentative d’évasion « risible », sur un « coup de sang » et « pas réfléchie ». Il « avait encore les menottes », ne savait pas où aller et n’avait même « pas de complice » qui l’attendait, a-t-il fait remarquer aux juges.
Déjà condamné en novembre 2024 à quatre mois de prison ferme et quatre autres avec sursis probatoire pour des violences conjugales, ce prévenu avait aussi été reconnu coupable par le passé d’autres « violences sur des agents de mission de service public ». Le tribunal correctionnel de Nantes a donc décidé de suivre les réquisitions du ministère public et de le condamner à six mois de prison ferme, avec maintien en détention. Cette fois-ci, il n’a pas pu s’échapper. Sur le plan civil, il devra verser 3 000 € de dommages et intérêts aux gendarmes.
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