Inoé contre-attaque. Après l’incendie majeur qui s’est déroulé le vendredi 28 mars 2025 à Vernouillet, dans les Yvelines, l’entreprise critiquée par les habitants et pointé du doigt par le maire a décidé de se défendre. Dans un communiqué de presse, daté du mardi 1er avril 2025, la société a fait plusieurs annonces qui devraient satisfaire la plupart de ses opposants.
Car depuis qu’Inoé s’est installée avec sa spécialité de traiter les déchets du bois, les tensions n’ont fait que croître avec les habitants. Un collectif de riverain, Respire 78, a même été créé. Il regroupe plus de 75 familles basées à Vernouillet et à Triel-sur-Seine.
Pendant et après ce sinistre, leur constat a été sans appel : « De nombreux habitants se plaignent de maux de tête, d’avoir de la toux, voire de crises d’asthme. Pour nous, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Inoé a fait beaucoup de promesses qui n’ont pas été tenues. On ne peut pas parler aujourd’hui d’une société vertueuse. »
De son côté, le maire de Triel-sur-Seine, Cédric Aoun, avait rapidement indiqué vouloir porter plainte pour pollution olfactive, mise en danger de la vie d’autrui et négligence. Quand son homologue de Vernouillet, Pascal Collado, avait tout bonnement exprimé un souhait : « Que l’entreprise ne puisse pas rouvrir. »
Inoé annonce son départ, mais où ?
Silencieuse jusqu’à présent, Inoé a d’abord indiqué avoir porté plainte contre X, lundi 31 mars, au commissariat de police de Poissy. Elle soutient que deux individus sont entrés sur le site vers 4 h 45.
« Cet élément malheureux, ainsi que les observations sur le départ de feu en compagnie des pompiers – rapport en attente – nourrissent l’hypothèse d’un incendie d’origine criminelle. »
Elle annonce également : « L’entreprise prévoit de déménager l’année prochaine vers un site entièrement couvert. » Sans donner plus de précision pour le moment, notamment sur sa localisation.
On sait cependant que son intention serait d’aller à Carrières-sous-Poissy. Là-bas, le conseil municipal a déjà fait part de son opposition à cette relocalisation.
Elle affirme son activité comme « sans danger »
Plus globalement, sur les accusations de pollution, l’entreprise affirme que « des études indépendantes ont confirmé que les matériaux traités sont sans danger et que le site respecte les normes environnementales en vigueur. Inoé assure avoir mis en place toutes les mesures nécessaires, voire au-delà, et réaffirme son engagement à dialoguer avec les riverains. »
Une imposante fumée blanche, des odeurs insupportables, des pompiers en nombre, de l’eau pompée dans la Seine, un long manège des engins de chantier… et surtout des heures interminables. Il avait fallu trois jours pour venir à bout de cet incendie caractérisé par « une combustion lente et en profondeur de bois mouillé, comme l’indiquait la préfecture le dimanche 30 mars. Le représentant de l’État avait immédiatement demandé des relevés réguliers de la qualité de l’air. « Les résultats n’ont pas fait apparaître de danger pour la santé des habitants », avait fait savoir la préfecture. Tout en invitant à prendre des précautions pour les personnes à risque.
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