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Accusé de viol sur une ado de 13 ans, un chauffeur routier, soutenu par sa femme, demande à sortir de prison

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes (Ille-et-Vilaine) a rendu sa décision vendredi 28 mars 2025 dans l’affaire du chauffeur routier de 45 ans qui, mis en examen pour viol, demandait à sortir de prison. Le 19 mars 2024, il s’était rendu chez une adolescente de 13 ans vivant dans la région de Pontchâteau (Loire-Atlantique). Ils avaient fait connaissance sur le site de rencontres coco.fr. Le père de l’adolescente avait porté plainte après avoir trouvé le quadragénaire dans la chambre de sa fille.

Cette dernière portait « un short » et non plus le « pantalon » qu’elle portait quand il était parti « déposer sa seconde fille à l’école ». Il avait aussi repéré la présence suspecte d’une BMW devant chez lui quand il était sorti à 9 h 30.

Rendez-vous « préparé »

Sa fille avait d’abord nié connaître le suspect quand elle avait été interrogée : elle avait dit qu’il s’était « engouffré » chez elle et l’avait « touchée au niveau du sexe » avant de la « pénétrer avec son pénis » mais sans « violences », a-t-il été résumé lors de l’audience publique de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes jeudi 27 mars 2025.

Le chauffeur routier avait reconnu les faits « lors de sa première audition » : les prélèvements ADN avaient confirmé les derniers dires de la collégienne.

Il avait en fait eu des contacts avec la jeune fille au cours du mois précédant la rencontre pour « préparer le rendez-vous » et avait « accepté de la rencontrer chez elle », alors qu’il n’ignorait pourtant pas son âge.

Cet habitant d’Arzal n’était toutefois « pas allé loin » car il avait « compris que la situation n’était pas adaptée ».

Devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, l’avocat général a souligné que le mis en examen avait en premier lieu adopté une posture de « victime » en disant à sa sœur avoir « fait preuve de naïveté » et être « tombé dans le piège ». Devant un psychiatre, il s’est également dit « victime d’un comportement séducteur ».

« Une très grande fragilité »

Mais c’est aux « hommes majeurs » qu’il revient de « mettre le holà » à ce type de comportements, a rappelé le magistrat.

Reste que la victime est une adolescente d’une « très grande fragilité », a rappelé l’avocate de la défense : elle a déjà eu des « relations épistolaires sexuelles » avec un autre homme de 35 ans.

Pas moins de « 67 conversations sexuelles » sur le site de rencontres coco.fr auraient ainsi été retrouvées par sa mère.

De son côté, le mis en cause estime avoir fait aujourd’hui un « important travail sur lui-même », en passant une « vingtaine d’heures » avec un psychologue.

Décrit comme « un bon père de famille » par son avocate, il a aussi avancé qu’il avait « la chance » d’être soutenu par sa femme, ce qui est « rare dans ce genre d’affaires »

Il a également « certifié » aux juges qu’il n’y aura « aucune récidive » car tout cela ne l’a « jamais intéressé ».

Écroué depuis le 21 mars 2024, il a par ailleurs un « comportement exemplaire » en détention, a souligné l’avocate du mis en cause qui a sollicité une remise en liberté sous bracelet électronique à Arzal.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a toutefois confirmé la décision du juge des libertés et de la détention (JLD) de le maintenir en prison.

Agence PressPepper



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