Le lundi 31 mars 2025, la justice a condamné les neuf eurodéputés du Rassemblement national, pour des faits de détournement de fonds publics.
Parmi eux, il y a bien évidemment la cheffe de file du parti, Marine Le Pen, mais aussi un visage qui n’est pas inconnu des habitants d’Elbeuf (Seine-Maritime).
En effet, Nicolas Bay, ancien candidat à la mairie, en 2014, sous les couleurs du Front national, a lui aussi été condamné. Comme aux autres, il est reproché à l’ancien secrétaire général et vice-président du Rassemblement national d’avoir fait financer par le Parlement européen des assistants parlementaires qui travaillaient, en réalité, pour le compte du parti politique d’extrême droite.
Il a été condamné à 12 mois de prison, dont six avec sursis, une amende de 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.
Douze mois de prison dont six avec sursis
Élu conseiller municipal d’opposition à la mairie d’Elbeuf, il avait démissionné de son mandat un an plus tard, en mars 2015, pour se plier au non cumul des mandats.
Alors qu’il a aujourd’hui quitté le Rassemblement national, après s’être rallié à la candidature d’Éric Zemmour en 2022, Nicolas Bay était encore jusqu’à aujourd’hui député européen et conseiller régional de Normandie.
En 2020, il avait apporté son soutien dans les municipales à Marie Durand, candidate pour Debout la France.
Sur son compte X, il a rapidement réagi à sa condamnation et posté ce message : « Les dix ans de procédure, les deux mois de procès et le jugement d’aujourd’hui, n’avaient qu’un seul objectif : éradiquer le camp national, consacrer le pouvoir des juges et tuer la démocratie. L’injustice et l’ignominie ne font que renforcer notre combativité. »
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