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Vénissieux. Lucas agressé après le collège, sa famille en colère : « Il ne dort plus »

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EXCLUSIF ACTU LYON. Les images de son agression ont fait le tour des réseaux sociaux et des télévisions ce week-end. Lucas, jeune collégien de Vénissieux près de Lyon, a été violemment frappé et insulté par d’autres élèves près de chez lui, à la sortie de l’école, lundi 24 mars. 
Ces faits ont eu lieu sur fond de harcèlement scolaire et de racisme, d’après les parents qui attendent une réponse de l’Éducation nationale et de la police. La famille de la victime témoigne en exclusivité auprès de Medave Prod, correspondant d’actu Lyon.

Les agresseurs l’attendent devant chez lui

Quand Lucas a fini l’école lundi, il ne s’attendait certainement pas à cela. En sortant du collège, il est allé chercher sa petite sœur pour l’accompagner sur le chemin de la maison. Mais un groupe de dix enfants patientaient devant chez lui, prêts à lui tomber dessus. 

L’agression filmée a été largement diffusée sur les réseaux sociaux et dans la presse. Une des grandes sœurs de Lucas est à l’origine de la fuite de la vidéo pour que « justice soit faite ». Depuis ces faits, la famille est « traumatisée » mais n’a « pas peur ». Elle attend des réponses.

« Des gamins avec des comportements de criminels »

« Ça me révolte parce que ce sont des gamins avec des comportements de criminels. Ils l’ont embarqué pour le tabasser derrière le chantier », témoigne sa sœur. « Ce lundi 24 mars, il en avait marre. C’est vrai qu’avant cela, il s’est défendu comme il pouvait. Puis, ils sont venus en groupe pour le passer à tabac. »

Nous sommes traumatisés. Nous n’avons pas peur. Mais on est traumatisé parce qu’on n’est pas en sécurité. Ce n’est pas la première fois que mes parents sont partis se plaindre à l’école. Depuis l’école primaire, Lucas subit des choses. On ne va pas lui décaper la peau, il est né comme ça.

Témoignage de la soeur de Lucas

« Lucas ne va pas bien, il sursaute la nuit et ne dort pas »

La marraine de Lucas, très en colère, se confie sur l’état alarmant de son neveu une semaine après les faits. « Lucas ne va pas bien. Il est traumatisé. Il ne dort pas, il sursaute la nuit. Il crie. »

La Vénissiane ne décolère pas. « On veut des réponses concrètes. Je suis indignée. Ça commence dans la cour du collège pour atterrir dans le quartier. Comment peut-on laisser des choses impunies comme ça ? On en voit tous les jours des drames pareils. J’irai voir madame Le maire en personne, parce que trop c’est trop. »

Sa sœur affirme que le pire aurait pu arriver et que la colère ressentie aujourd’hui aurait pu être une profonde tristesse. « Il a des plaies partout. Imaginez, quand il prend le coup de tête, il tombe par terre et il ne se relève pas… »

La famille révèle d’autres informations sur la suite de l’agression. Quand Lucas est rentré chez lui avec sa petite sœur.

Les agresseurs prêts à recommencer ?

« On est parti, explique sa grande sœur. Sur le chemin, je vois les deux grands qui l’ont tapé. Ils viennent vers moi. Je leur pose la question : « pourquoi vous avez tapé Lucas ? » Ils ont dit parce que Lucas cherchait la m****. » On me soutient que c’est Lucas qui a commencé, mais, finalement, on me dit que c’est un autre petit qui le cherchait. »

Quand Lucas s’est défendu, il a fait une marque « légère » au petit garçon en question. Les deux cousins de ce dernier répondent à la sœur de Lucas :  « Nous, on va défendre notre cousin. S’il faut recommencer, on va le faire. »

Une montée en tensions et des violences qui inquiètent le père de famille. « Quand est-ce que l’établissement va reconnaître que notre fils est victime de harcèlement scolaire et d’agressions ? », se demande-t-il encore.

Une enquête de police ouverte : « Il faut que ça cesse »

Il poursuit : « Combien de fois sommes-nous venus les alerter ? Ils nous disent que cela ne justifie pas les actes de Lucas quand il se défend. Je leur réponds qu’ils mettent notre enfant dans un cercle vicieux parce qu’ils ne font rien quand on les alerte. »

La sœur de Lucas rebondit : « Il faut que ça cesse. Personne ne mérite de vivre le racisme, de recevoir des insultes et d’être harcelé. » La famille attend des réponses « concrètes ».

Une plainte a été déposée et une enquête de police a bien été ouverte.

L’académie de Lyon réagit

Sollicitée par notre rédaction, l’académie de Lyon affirme être informée de la situation. « L’événement de lundi dernier a eu lieu à l’extérieur de l’établissement, néanmoins, le principal est en lien étroit avec les services de police sur ce sujet », nous indique-t-on.

« L’élève victime est accompagné par les équipes de l’établissement depuis plusieurs mois. La cellule académique « non au harcèlement » doit échanger avec la famille de Lucas.



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