Pour des appels téléphoniques malveillants, très portés sur le sexe, le tribunal d’Argentan (Orne) a condamné ce mardi 25 mars 2025 un quadragénaire à un stage sur la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes, qu’il devra effectuer à ses frais dans un délai de six mois. Des faits qu’il a reconnus et qui se sont déroulés à Athis-Val-de-Rouvre.
Des appels et messages malveillants
Une nouvelle séparation de couple qui se passe mal. Parents de deux enfants nés en 2019 et 2022, ils se séparent en 2023.
Le 2 août 2024, la femme dépose plainte contre son ex-compagnon dénonçant d’appels téléphoniques malveillants. Depuis leur séparation, elle aurait reçu plusieurs messages écrits avec divers éléments sexuels sur sa relation avec son nouveau compagnon, sur ce qu’elle portait et même deux photos de son sexe.
Elle fera plusieurs copies d’écran qu’elle remettra aux enquêteurs et qui permettront d’établir ses déclarations.
L’exploitation de ces messages va faire ressortir que la plus grande partie est à caractère pornographique. Des messages déplacés, très portés sur le sexe avec des propositions de rapports sexuels. Lorsqu’elle lui demande quand il viendra voir ses enfants, il lui a répondu : « quand tu auras envie de sexe ». Très peu de messages concernent leurs enfants.
C’est en se dandinant à la barre qu’il reconnaît à voix basse les faits. « J’ai tort, j’ai fait n’importe quoi, je me suis excusé ».
Une femme libre
« Cette femme est libre d’avoir la vie qu’elle souhaite sans son ex-compagnon, sans voir son sexe et sans recevoir toutes ses sollicitations », précise le procureur de la République qui a requis, en répression, un stage contre les violences au sein du couple et sexistes qu’il devra effectuer à ses frais dans un délai de six mois ou trois mois de prison en cas de non-exécution.
Le tribunal suivra les réquisitions du procureur de la République.
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