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Son compagnon casse tout dans la maison, la frappe et la met dehors en culotte dans la Manche

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Le 15 mars 2025, une femme de la région de Périers (Manche) a appelé les gendarmes pour signaler la présence d’un homme qui casse tout dans sa maison.

L’homme a été arrêté et présenté au tribunal de Coutances le 21 mars, en comparution immédiate, pour répondre de nombreux délits.

Des coups

Le 18 décembre 2024, à Carentan, les voisins d’une jeune femme ont entendu des cris et des appels à l’aide. Ils ont prévenu les gendarmes, qui ont trouvé, à 21 heures, la victime dehors, en t-shirt et en culotte, et qui présentait des plaies aux jambes, aux pieds.

Elle a expliqué que son compagnon lui a mis des coups, tiré les cheveux, l’a traînée dehors par les pieds. Présenté au procureur, l’homme a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec la victime. Mais ils ont continué à se voir.

La victime responsabilisée

Elle a eu une fracture du poignet qui a nécessité une opération et justifié une ITT de 45 jours. À la suite de ces violences, la jeune femme est partie vivre chez sa mère. L’homme s’est rendu à son domicile le 15 mars, un peu avant minuit. Il voulait que la jeune femme vienne chez lui, elle a refusé, il s’est énervé.

De crainte, la victime s’est enfermée dans les toilettes, il a cassé la porte pour qu’elle sorte, puis est parti. Mais il est revenu peu de temps après, est entré par une porte-fenêtre, a jeté des objets au sol, vidé un tiroir, et volé les clés de la maison avant de quitter les lieux.

À la barre, le prévenu reconnaît quelques claques, mais en rend la victime responsable. Il explique que les violences sont réciproques et conteste être responsable de la fracture du poignet.

La psychologue qui a vu la victime a conclu son rapport en informant que « cette femme est en danger ». Elle est sous emprise, refuse de porter plainte, de crainte des représailles. Son employeur et ses proches ont constaté la dégradation de son état depuis qu’elle fréquente cet homme.

Course-poursuite

Les magistrats l’ont aussi jugé pour des faits de refus d’obtempérer. Le 2 novembre 2024, vers 5 heures du matin, les gendarmes ont voulu contrôler un véhicule sur la RN 174, le conducteur a pris la fuite, une course-poursuite s’est engagée, les gendarmes sont parvenus à le doubler et ont tenté de l’arrêter, il a fait demi-tour en prenant la 4 voies à contresens.

Il reconnaît avoir voulu échapper au contrôle parce qu’il avait bu. Pour le procureur, il faut protéger la victime qui n’a pas osé porter plainte, qui n’est pas présente à l’audience, qui a perdu son travail à cause de cet homme qui l’empêchait de partir ou parce qu’elle ne voulait pas s’y rendre avec des marques de coups.

De plus, il ne tient aucun compte des décisions de justice et des contraintes liées à ces décisions. Son casier judiciaire porte cinq condamnations, il est sorti de détention fin août 2024 avec un sursis probatoire et n’a pas respecté l’interdiction de contact avec sa victime. Une peine de 4 ans de détention est requise.

Deux ans de prison ferme

Pour la défense, il n’y a pas de preuve de sa responsabilité dans la fracture du poignet, ces deux personnes vivent une relation conflictuelle et il y a des violences réciproques. L’avocat évoque des problèmes d’ordre psychiatrique de son client et plaide pour une peine aménageable.

Le tribunal a condamné le prévenu, âgé de 31 ans, à une peine de 2 ans de prison ferme et a révoqué 6 mois du sursis précédent. Il lui est interdit d’entrer en contact avec la victime pendant 3 ans. Son permis de conduire est annulé et sa voiture confisquée. Il a été emmené en prison dès la fin de l’audience.



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