Depuis 2019, ce Vendéen n’a plus le permis. Ce qui ne l’empêche pas de conduire, même sous l’emprise de stupéfiants. Quand il croise les gendarmes, il prend la fuite. Comme ce 1er juin 2024.
De retour d’un tournoi de foot à Chantonnay, il tombe sur les gendarmes à Sainte-Cécile. Au lieu de s’arrêter, il accélère. Une course-poursuite s’engage jusque dans les chemins en terre. Une fois le véhicule à l’arrêt, il tente de passer le volant à sa compagne. Sauf que les gendarmes ont tout vu.
« Oui, je reconnais », a-t-il concédé à la barre du tribunal, jeudi 27 février. « J’ai eu peur. » Pour cause, l’homme a déjà été condamné à deux reprises. La dernière peine remonte à 2024 : sept mois de prison avec sursis pour conduite sous stupéfiants avec outrage et rébellion.
« Dernière étape avant d’aller en prison »
« C’est pourtant simple. On n’a pas le permis, on ne conduit pas, s’est emportée la procureure Sandrine Zanni. Sauf que monsieur a choisi de vivre dans l’illégalité. »
Pour sa défense, Maître Abdallah a rappelé son implication au travail et son rôle de chef d’équipe. Le fait que sa compagne soit enceinte et « que l’arrivée d’un enfant change la vie ». De quoi pondérer les neuf mois de prison ferme requis par le ministère public.
Une plaidoirie payante. La présidente du tribunal l’a finalement condamné à quatre mois de prison avec sursis, avec obligation de se présenter à l’examen du permis de conduire et 460 € d’amende. « C’est la dernière étape avant d’aller en prison », a sermonné Cécile Souchet.
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