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à quoi sert le secrétaire général de l’Élysée ?

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On ne le voit guère souvent, si ce n’est pour les annonces de remaniement. Il est pourtant au sommet de l’État, disposant d’un pouvoir important. 

Le poste de secrétaire général de l’Élysée n’est régi par aucune règle juridique (si ce n’est la contrainte budgétaire de l’Élysée) mais joue un rôle essentiel dans les rouages de l’État.

Tantôt qualifié de DRH de l’État, tantôt de tour de contrôle, il est surtout le principal bras-droit du président de la République. Un travail à temps plein qu’a effectué Alexis Kohler pendant quasiment huit ans, avant d’annoncer sa démission pour partir à la Société générale. Il doit être remplacé mi-avril par Emmanuel Moulin.

Selon la formule célèbre du Général de Gaulle, le secrétaire général de l’Elysée est «au centre et au courant de tout». Ça vous donne une idée de l’importance donnée à celui qui occupe le poste.

Si on devait résumer son rôle, le « SG » est présent au Conseil des ministres et fait le lien entre Matignon et l’Élysée. Il supervise l’ensemble des nombreux conseillers de l’Élysée. Politiques ou techniques, tous les dossiers passent sous son contrôle.  

Concrètement, il est le bras droit du Président, son plus proche conseiller. De ce fait, il a un pouvoir d’influence énorme sur les décisions. 

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Un Premier ministre bis ?

Xavier Magnon, professeur de droit public, auteur en 2016 du livre Le règne des entourages. Cabinets et conseillers de l’exécutif, rappelait le mythe selon lequel « le secrétaire général de l’Elysée, apparaissant comme le chef, [est] plus important que le premier ministre dans la hiérarchie non écrite de l’État comme un ‘Premier ministre bis’ ». 

Une hypothèse finalement balayée par les responsabilités et les prérogatives des membres du gouvernement. 

Il en reste un pouvoir d’influence. Preuve en est : Alexis Kohler a été l’un des artisans de la dissolution ratée de juin 2024. Le secrétaire général de l’Élysée démissionnaire aura fait partie de cercle proche d‘Emmanuel Macron travaillant sur cette décision. 

« On a peut-être fait une grosse connerie », regrettait-il en novembre 2024, selon L’Express. Le pouvoir n’empêche pas, même après huit ans, un éclair de lucidité. 



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