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victime d’un délit de faciès, ce jeune homme se retrouve accusé de vol

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« Ce n’est quand même pas la seule personne d’1,70 m avec la peau mate à Pouzauges ? » s’est questionnée maître Bayle lors de l’audience en correctionnelle au tribunal de La Roche, jeudi 13 mars.

L’avocate représentait un jeune homme de 21 ans poursuivi pour une affaire de vol commis à Pouzauges le 20 septembre 2023.

Ce jour-là, un individu souffrant d’un retard mental s’est fait dérober 50 € par un voleur en trottinette. La victime a indiqué aux gendarmes que l’homme, vêtu d’un jogging noir, avait plongé sa main dans sa sacoche pour lui prendre les billets.

« Je sortais d’un kebab avec une trottinette »

Pas de chance pour le prévenu, le signalement du voleur collait au sien. « Je sortais d’un kebab avec une trottinette. Les gendarmes ont pris mes coordonnées et la trottinette en photo », a-t-il confié à la barre.

Peu de temps après, il était convié à la gendarmerie. « Ça m’a coûté une journée de travail », a indiqué le salarié de chez Fleury Michon qui touche 1 800 € par mois.

Au cours de l’enquête, la victime a fini par pointer sa photo du doigt. « Comment expliquez-vous qu’il vous a formellement reconnu », a insisté la présidente Camille Préau. « Je ne sais pas, il est dérangé dans son crâne. »

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En réalité, la victime et le prévenu se connaissent depuis la primaire. Période à laquelle le jeune homme, en provenance de la région parisienne, a intégré l’école en CM1.

Une plainte pour accusation calomnieuse

« La trottinette, la reconnaissance sur le tapissage, ça fait quand même beaucoup d’éléments », a insisté la procureure de la République, Sandrine Zanni qui a requis 200 € d’amende.

Une perche tendue à maître Bayle. « S’il avait quelque chose à se reprocher dans cette affaire, pourquoi m’aurait-il sollicitée alors que ma présence lui coûte le double de l’amende ? »

Preuve de sa détermination, le prévenu est même allé jusqu’à porter plainte pour accusation calomnieuse. « Dans ce dossier, il y a un vrai doute. C’est la règle, a plaidé maître Bayle, le doute doit profiter à mon client. »

Ce qu’a convenu la présidente Préau qui a relaxé le jeune salarié de Fleury Michon.



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