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« J’en ai la chair de poule »

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Les surveillants de la prison de Beauvais (Oise) ont peut-être échappé au pire. Dans la nuit du jeudi 27 mars 2025, le personnel pénitentiaire a intercepté une tentative de livraison particulièrement inquiétante, effectuée par drone, au-dessus du site.

Un paquet qui contenait un smartphone dernier cri mais surtout un couteau avec une lame de 20 centimètres. Celui-ci aurait été à destination « du détenu le plus en vu de l’établissement », dénonce le syndicat FO-Justice.

« Le détenu aurait pu récupérer ce colis »

« Actuellement, le détenu est placé au quartier d’isolement pour plusieurs motifs, dont des faits de terrorisme. Mais quelle était l’intention derrière cette livraison ? Prise d’otage ? Mutinerie ? Attentat ? », s’inquiète le syndicat dans un communiqué.

Contacté, le délégué du syndicat FO explique qu’au moment de cette tentative de livraison, le prisonnier en question « était en train d’aller à la pêche ». « Il s’était fabriqué une canne à pèche avec du bric et broc pour essayer le récupérer le paquet coincé dans le grillage ».

À quelques centimètres près, le détenu aurait pu récupérer ce colis. Les drones, c’est vraiment une problématique car c’est une livraison à la fenêtre.

Délégué syndical FO-Justice
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Si le colis, et notamment le couteau, avait pu être récupéré, les surveillants auraient pu vivre un drame. « J’en ai la chair de poule… Des collègues ne seraient peut-être pas rentrés chez eux le soir. Une lame de 20 cm ce n’est pas rien ! »

Une prison devenue « une passoire »

Un phénomène de tentatives de livraisons qui inquiète grandement le personnel pénitentiaire. « Depuis novembre dernier, la prison est devenue une vraie passoire. Enormément de stupéfiants et de téléphones sont envoyés par drone », dénonce le représentant du personnel.

Il déplore qu’en quelques mois, « la prison est passée d’un endroit ultra sécuritaire à une passoire ». Ces survols de drones auraient lieu chaque nuit. Et selon le personnel, il est difficile de pouvoir les repérer dans l’obscurité. 

« On a fait remonter la problématique. Mais pour l’instant, depuis novembre, on ne voit aucune amélioration », regrette le délégué Force Ouvrière. « L’administration est-elle à court de solution ? En attendant, ce sont nos collègues qui prennent des risques ». 



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