Dans le milieu sportif de Dieppe, le nom de Macquet est connu grâce aux performances de Jean-Baptiste et de Jean-Jacques. Le premier s’est illustré en aviron en participant entre autres aux Jeux olympiques et aux championnats du monde alors que le second a brillé dans plusieurs disciplines et notamment sur le marathon.
Ces deux sportifs illustrent ont été sources d’inspiration et de motivation pour leur neveu Ali Alakheir Macquet qui vient de décrocher la ceinture noire de judo. Une cérémonie amicale, mais aussi émouvante, a été orchestrée par le JC Dieppe, récemment, en présence de toute la famille pour une remise de grade qui reste un moment particulier dans une carrière.
Il honore toutes les valeurs du judo
En fait, Ali Alakheir Macquet commence le judo dès l’âge de quatre ans car c’est un des rares sports qu’il est possible de pratiquer à cet âge et pas seulement comme l’explique sa mère : « Ali avait besoin d’être canalisé et le judo était un sport idéal pour lui. Ainsi, on l’a vu grandir et s’assagir même s’il n’a jamais été le dernier pour s’amuser et bouger. Le rapport avec Bruno (Delaunay) son professeur, a immédiatement été très bon même si Bruno a dû souvent le rappeler à l’ordre. C’était un peu un jeu entre eux deux car autrement, Ali a toujours été travailleur et persévérant ».
Le jeune garçon grandit avec ses deux oncles comme modèles et avec leurs carrières respectives, ça aide à avoir de l’ambition. Avoir en main les médailles internationales de Jibé constitue une source de motivation. Alors Ali Alakheir Macquet sait ce qu’il veut et pourquoi il s’entraîne : la ceinture noire. Il travaille dur pour gravir un à un les échelons et sa mère s’en souvient parfaitement : « Le passage de la ceinture marron à la ceinture noire a été très difficile. Il y a plusieurs étapes et celle des katas n’a pas été simple. De même, pour obtenir les 100 points avec 10 combats gagnés par ippon, Ali n’y est pas arrivé du premier coup. Il a eu peur parfois de rater et on a eu besoin de le pousser. Je n’étais plus dans les tribunes, mais souvent au bord du tatami pour l’encourager au plus près. Aussi, son expression et son visage étaient magnifiques lorsqu’il a obtenu les derniers vingt points qui lui manquaient pour la ceinture ».
Ainsi, selon Bruno Delaunay, Ali Alakheir Macquet honore les valeurs du judo que sont la politesse, le courage, la sincérité, le contrôle de soi, la modestie, l’honneur, le respect et l’amitié. Une amitié notamment qu’il cultive avec d’autres jeunes qui sont au JCD depuis aussi longtemps que lui et qui apprennent et progressent ensemble. Pour sa mère, il a toujours réussi à rebondir après une défaite et ce grade est une belle récompense de la persévérance et du travail. En fait, on peut parler d‘apprentissage de la vie par le sport.
La fierté de toute une famille
Sur le plan des études, le jeune Dieppois sait aussi ce qu’il veut. Travailler dans le nucléaire et il est actuellement élève au lycée Ango, en première STI2D (sciences et technologies de l’industrie) avant de se tourner encore plus dans son domaine de prédilection. Ceci devrait l’empêcher de continuer à s’entraîner aussi souvent qu’actuellement au sein du JC Dieppe. Toutefois il est aussi attaché à Bruno Delaunay que le professeur l’est de son élève et il est donc fort possible que des solutions soient trouvées pour continuer à travailler ensemble. Peut-être plus individuellement, mais pourquoi pas en équipe, ce qui ne demanderait pas le même investissement.
Au moment de recevoir la ceinture noire, en présence notamment du maire de Dieppe Nicolas Langlois et d’André Gautier, l’émotion a été forte. Pour le professeur Bruno Delaunay, pour l’élève bien sûr Ali Alakheir Macquet, mais aussi pour toute une famille réunie pour la circonstance et très fière de cette réussite.
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