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Jack Willis capitaine de Toulouse pour la fin de saison ?

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Capitaine d’une équipe de Toulouse largement remaniée à Bordeaux, Jack Willis s’est à nouveau vu confier de nouvelles responsabilités lors des doublons synonymes d’absence des joueurs du XV de France. Un rôle de leader sur lequel il se livre pour Actu Rugby, qu’il endosse assez naturellement au Stade Toulousain malgré les obstacles. Et qu’il pourrait encore jouer à l’avenir : Antoine Dupont, habituel capitaine, s’est gravement blessé, et lors des matchs de Champions Cup arbitrés par des anglophones, il n’aura aucun souci linguistique.

Toulouse : Jack Willis, Capitaine Doublons

Le match de Toulouse à Bordeaux-Bègles n’était pas un doublon. Pas un vrai en tout cas. D’ailleurs, l’UBB s’était largement reposée sur ses internationaux français, ne faisant souffler que Yoram Moefana pour l’occasion. Côté Rouge et Noir, Baille, Marchand, Mauvaka, Aldegheri, Flament, Meafou, Cros, Jelonch, Roumat, Ntamack et Ramos manquaient à l’appel, pour ne compter que les Bleus aptes au combat.

En l’absence d’une quinzaine d’éléments majeurs, Jack Willis avait hérité, comme c’est généralement le cas, des galons de capitaine. Et malheureusement, lui et les siens avaient sombré en première période, rentrant aux vestiaires menés de 29 points…

« Il y a des moments dans une saison où une équipe n’est pas au mieux, cette mi-temps en fait partie. Tout ce que nous pouvons faire c’est apprendre, d’ailleurs nous avons réagi à la pause. Tous les joueurs impliqués dans cette première période, moi inclus, doivent mettre le doigt sur ce qui s’est passé pour que ça n’arrive plus », souffle Jack Willis.

Ont-ils réussi quelques jours plus tard ? « J’ai dit doivent ! Ça ne se fait pas si vite », répond-il dans un sourire.

Un leader naturel…

Pour ceux qui ont l’œil, il y avait eu un petit moment révélateur au moment des entrées de Joel Merkler et David Ainu’u avant une mêlée pendant la dernière finale de Top 14, lors duquel François Cros et Jack Willis étaient venus au contact des deux jeunes joueurs. Un regard, un mot, pour mettre les deux « gamins » au diapason immédiatement.

« Dans ces moments, on leur dit « impactez, faites la différence et apportez votre énergie ». Mais que je sois capitaine ou pas, c’est un message que j’essaie toujours de faire passer », raconte le flanker. Ce soir-là, il n’était d’ailleurs pas capitaine : mener par l’exemple ou les mots est une seconde nature.

« Parler, m’exprimer, c’est quelque chose que j’aime et que je faisais déjà beaucoup lorsque je jouais en Angleterre pour les Wasps », se souvient-il.

« Quand les autres ne sont pas là, il faut donc que je parle encore davantage, ce qui est normal d’autant plus si je suis désigné capitaine. Endosser cette responsabilité, je dois dire que ça me plait », sourit-il.

Il ajoute : « J’espère que ces responsabilités font ressortir le meilleur en moi. De toute façon, je fais toujours en sorte de mener par mes actions. »

Impressionnant dans le jeu, Jack Willis a reconnu avoir rencontré quelques problèmes avec le français à ses débuts. L’Anglais a su très vite rectifier le tir. (©Icon Sport)

… malgré la barrière de la langue

Jack Willis s’est établi si rapidement comme une valeur sûre de l’effectif toulousain qu’on aurait presque l’impression qu’il est là depuis toujours. Au vrai, voilà désormais un peu plus de deux ans qu’il porte le rouge et le noir du club haut-garonnais. Handicapé par la barrière de la langue lors de ses premiers mois, il a vite pu se servir de ses fulgurants progrès en français pour s’exprimer.

« Avec la langue, trouver la capacité de m’exprimer m’a pris du temps. Puis il a fallu qu’on me donne l’opportunité de le faire. Je continue de travailler sur ça mais vous savez, mon français n’est pas parfait. D’ailleurs, quand je n’arrivais pas encore à parler correctement, ça me manquait énormément ! Parfois même à l’entrainement, je voulais dire un truc mais je n’avais pas les mots, c’était frustrant », admet l’international anglais.

Et de plaisanter : « Pour être honnête, ça m’arrive encore aujourd’hui. Je ne trouve pas le mot qu’il faut et parfois je dis quelque chose qui sonne un peu bête… Mais je fais de mon mieux et c’est l’intention qui compte ! »

Le capitanat en Champions Cup

On ne remplace pas Antoine Dupont comme cela, ni le joueur, ni le leader. Heureusement pour le Stade Toulousain, le groupe ne manque pas de meneurs. Julien Marchand, François Cros, Anthony Jelonch notamment. Et Jack Willis donc, qui présente l’avantage évident de pouvoir échanger facilement avec les arbitres généralement anglophones des matchs de Champions Cup.

Jack Willis qui, dans un élan de modestie, ne se projette pas si loin : « Il faut déjà que je sois dans l’équipe ! Pour ça, il faut être au top chaque semaine, vous avez vu la concurrence ? On vient de récupérer trois internationaux français en 3e ligne ! Mais c’est aussi pour ça que j’ai prolongé à Toulouse. Si je ne peux pas jouer au niveau international, c’est ce que je peux trouver de plus proche. »

Sur une éventuelle relation privilégiée avec les arbitres, il ne se formalise pas plus que ça. « Tant que vous les abordez poliment, j’ai l’impression qu’il n’y a pas de problème pour leur parler », estime-t-il.

Ne comptez donc pas sur Jack Willis pour vous dire qu’il a une longueur d’avance pour rester le capitaine du Stade Toulousain jusqu’à la fin de la saison ou plus loin. Il est aussi modeste hors du terrain qu’il est féroce dessus. 



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