Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et accessoirement président de la Métropole rouennaise, sera à Lille (Nord), mercredi 26 mars. Il réunira la famille socialiste locale à moins de trois mois de l’élection du nouveau Premier secrétaire du PS, par les adhérents, au Congrès de Nancy en juin prochain. L’élu normand a officialisé sa candidature pour prendre la tête du parti le 4 mars dernier, portant un mouvement au nom sans équivoque, « Refondations ».
Il milite pour un rassemblement de la gauche, duquel, c’est assumé, La France insoumise sera exclue tant qu’elle « sera dans un registre de brutalisation et dans le populisme ». Lille, « grande ville de gauche » est une étape clé dans l’itinéraire de Nicolas Mayer-Rossignol.
Nicolas Mayer-Rossignol, candidat au poste de Premier secrétaire du PS, sera à Lille
C’est dans un contexte particulier, avec un nouveau maire fraîchement élu, que l’édile rouennais viendra s’adresser aux socialistes de Lille et plus largement du Nord, mercredi soir. Il en profite pour saluer « le bilan exceptionnel » de Martine Aubry, « grand femme d’État » dont il estime qu’elle a impulsé « le développement économique » de la Capitale des Flandres, et largement servi la cause de la culture ces 24 dernières années.
« Bien sûr, quand les personnes changent, ce n’est jamais simple », mais le soutien de Nicolas Mayer-Rossignol, qu’il soit élu au non à la tête du parti à l’aube de l’été, ira aux candidats socialistes à l’heure des Municipales 2026. Martine Aubry hors course, l’enjeu est capital : « Non seulement Lille peut rester un bastion de gauche, mais Lille doit rester un bastion un gauche« , tranche le maire rouennais.
Le PS doit être là pour soutenir, ça doit être un parti qui apporte des idées, de la force, pour les candidats des élections municipales. Je mettrai toutes mes forces pour aider les socialistes rassemblés.
Pour le reste, Nicolas Mayer-Rossignol ambitionne de redonner « un cap clair » au parti, et de reformer « un bloc » constitué des talents aux « réalisations extraordinaires » au niveau local.
Un rassemblement de la gauche avec des figures politiques du Nord
Il cite, dans le Nord, la sénatrice Audrey Linkenheld et Karima Delli, élue écologiste au conseil régional. Le groupe pourrait se renforcer avec les grandes figures que sont Raphaël Glucksmann – qui a consenti à « une plateforme commune », où le programme tendrait notamment à « plus d’Europe » – Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot.
« On peut envisager des écologistes, des communistes, des radicaux. Mais il faut être très clair : quand on est dans la brutalisation et le populisme comme LFI, c’est non. » Dans la ligne de mire du candidat, battre le Rassemblement national et regagner la confiance des Français. « Si l’on ne change rien à la gauche, la gauche ne gagnera rien. Elle est minoritaire, toute mouillée, elle pèse à peine 30%. Ne rien faire n’est pas une option. »
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