Ni nom ni liste ne sont encore avancés. Pourtant, les membres du Parti communiste français (PCF) du Havre (Seine-Maritime) ont bien en tête les élections municipales qui devraient se dérouler dans un an, en mars 2026.
Les premières réflexions pour préparer la campagne concernent donc le fond et les valeurs communes qui doivent permettre de rassembler les forces de gauche et écologistes locales. « Un rassemblement le plus large possible à gauche, en s’ouvrant bien sûr au Nouveau Front populaire, mais aussi en l’ouvrant à des femmes et des hommes qui sont engagés dans la vie associative, la vie syndicale, la vie culturelle », présente Baptiste Bauza, secrétaire de section au Havre. « Certains vont vouloir que ce soit national, nous voulons que cette élection reste le plus local possible. Ce n’est pas un référendum pour ou contre Édouard Philippe. »
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« Ce n’est pas un référendum pour ou contre Édouard Philippe »
En 2020, un choix différent avait été assumé avec l’annonce rapide de la candidature de Jean-Paul Lecoq et finalement deux listes présentées à gauche au Havre. « C’était un autre contexte. […] On est dans une dynamique différente, aujourd’hui, on se parle, on travaille ensemble », déclare Nathalie Nail, conseillère municipale et communautaire, et suppléante du député Jean-Paul Lecoq.
Cette ville est majoritairement de gauche. Depuis des années, on travaille avec différentes forces de gauche. C’est inhérent à cette ville de travailler ensemble. C’est dans le rassemblement qu’on peut contrer cette municipalité de droite libérale.
En janvier 2025, le Parti socialiste a effectivement déjà présenté aussi ses objectifs en vue d’un programme commun. À partir de ces volontés communes, doit se dégager, avec le temps, une tête de liste « naturelle » et « évidente ». Le nom de Jean-Paul Lecoq est bien sûr dans les esprits, mais rien n’est encore affirmé. « On ne veut pas faire le chemin à l’envers », glisse Axel Blanchet, en charge du projet municipal.
Santé, éducation, transports et logement
Quatre priorités ont été mises en avant par le PCF.
- La santé, avec la proposition de fonder des centres municipaux, donc publics, afin d’aller chercher des médecins salariés et autres spécialistes. « 25 000 Havrais et 40 000 habitants de l’agglomération se retrouvent sans médecin traitant », argumente Axel Blanchet.
- L’éducation. Et en particulier le mauvais état de nombreux bâtiments scolaires au Havre, mais aussi le tarif de la cantine scolaire « le plus cher de Seine-Maritime », selon le groupe.
- Les transports en commun pour viser une diminution des tarifs jusqu’au libre accès. « Ça existe dans d’autres communes », souligne les représentants du PCF. Une mesure qu’ils estiment également bénéfique pour les entreprises locales, plus accessibles pour les salariés. En plus d’être écologique et sociale.
- Le logement. Dans l’objectif de « redonner du pouvoir d’achat avec un encadrement des loyers ». En plus de faire baisser les tarifs et d’inciter à une mixité sociale, le PCF local souhaite « mettre fin aux passoires thermiques » et autres « logements vétustes ».
Enfin, dans l’esprit de ces propositions, Nathalie Nail insiste sur l’importance de remettre les quartiers au centre par des animations et services publics répartis au-delà du centre-ville. Un dynamisme ultra-local qui doit inciter les habitants à se réapproprier leurs quartiers et donc à contribuer à la sécurité et la propreté.
Ces propositions restent « une base à enrichir » aux côtés des autres partis du Havre. L’appel est désormais lancé. Tout comme le compte à rebours.
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