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Cet habitant de Loire-Atlantique n’aura pas à rembourser les 30 000 euros volés au supermarché

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Pour rappel, en juin 2020, l’habitant de Clisson avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. Mais la justice l’avait épargné du remboursement, « préjudice matériel » du supermarché. Elle estimait que celui-ci étant « insuffisamment justifié ». Le magasin avait donc fait appel de ce jugement. Son ancien salarié, âgé à présent de 45 ans, avait simplement été condamné à lui payer 500 € pour son « préjudice moral » et 800 € pour ses frais de justice.

L’affaire avait en fait démarré en septembre 2017, soit trois ans après les derniers vols et le départ de ce salarié après une rupture conventionnelle : le comptable du supermarché des Arcades s’était rendu au commissariat de police de Cholet pour porter plainte pour « escroquerie » contre son salarié après avoir fait « un récapitulatif des soldes » créditeurs et débiteurs de la société.

Cet employé était dans le viseur car c’est lui qui avait « la charge de commander des numéraires auprès de la Banque Populaire » pour alimenter le distributeur automatique de billets (DAB) du magasin, et il était « le seul » à s’en occuper.

La procédure avait alors été transmise à la gendarmerie de Clisson, où habite à présent le suspect. Devant les enquêteurs, le quadragénaire avait « immédiatement » reconnu les faits, « admettant avoir pioché de l’argent directement dans les cassettes » qui réapprovisionnaient le distributeur automatique de billets du supermarché. Il disait alors avoir volé « une somme de 29 000 € entre janvier et juillet 2014 ».

A chaque fois il prenait entre 2 000 et 3 000 €, à raison d’une à deux fois par mois.

La Cour d’appel de Rennes.

« Pour payer mon carburant »

En première instance, le Clissonnais avait expliqué qu’il volait de l’argent afin de « payer [son] carburant pour aller travailler », car il avait « 80 km » à faire chaque jour. Il avait aussi « du retard dans les échéances » de son prêt automobile. L’accusé n’avait pourtant pas un besoin impérieux d’argent : « son compagnon avait lui-même un travail », avait relevé à l’époque la présidente du tribunal correctionnel de Nantes.

S’il avait, lors de l’audience, reconnu « avoir volé de l’argent », en raison de « soucis financiers », l’employé en avait contesté « les dates et le montant ». Selon lui, ses vols avaient en réalité été commis « en 2012 et 2013 » et étaient donc prescrits.

Seuls « quelques vols » avaient été commis sur l’année 2014, pour environ « 10 000 €», alors qu’il gagnait à l’époque « un salaire de 1 600 € par mois ». Dans ces conditions, son avocate avait sollicité une relaxe « au bénéfice du doute », soulignant au passage que son client était par ailleurs « très malade ». L’avocate de la société de la grande distribution avait elle produit « des pièces pour justifier de son préjudice sur une période non couverte par la prescription ». Elle avait abouti à un calcul de « 29 010 €».

Mais « aucun de ces documents n’a été certifié par un comptable, un expert-comptable ou un commissaire aux comptes », avait objecté l’avocate de la défense. Le Super U « a contourné la prescription », selon elle, en « présentant des dates inexactes » : « comme celle où des vols ont eu lieu lorsqu’il était en congés », appuyait l’avocate.

La partie civile ne rapporte pas suffisamment la preuve des montants volés et des dates de ces vols. Par conséquent, le préjudice matériel ne peut être précisément chiffré, et la demande en réparation de ce préjudice sera en conséquence déboutée.

La Cour d’appel de Rennes.

L’ancien responsable de caisse – qui gagne à présent « 1 350 € » par mois dans son nouvel emploi – devra simplement lui verser 800 € supplémentaires pour ses frais de justice.



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