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une équipe remaniée à Bordeaux, bonne ou mauvaise idée finalement ?

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Bordeaux-Toulouse, c’était LE choc de cette 19e journée de Top 14. Du moins, sur le papier. Car le leader toulousain, meilleure équipe durant les doublons, avait décidé de laisser au repos 15 internationaux, mais aussi les Neti, Graou, Arnold ou Chocobares. Certains y ont vu une impasse malvenue, « faussant le championnat » et privant les spectateurs d’une affiche de haute volée. Au final, Toulouse s’est incliné (32-24), ne prenant aucun point pour la première fois de la saison. Mais via leurs jeunes, les Rouge et Noir ont instauré un doute dans la tête des Girondins, et permis aux cadres de recharger les batteries. Alors, cette stratégie d’envoyer une équipe remaniée, bonne ou mauvaise idée ?

Équipe remaniée face à Bordeaux : choix assumé par Toulouse

Ce choix d’envoyer une équipe remaniée, Toulouse l’a très vite assumé. « C’est un parti pris, et dans tous les cas, ce match aurait été compliqué, même avec nos internationaux », indiquait avant la rencontre Laurent Thuery, l’entraîneur de la défense des Rouge et Noir.

Quand on a 15 internationaux retenus pour le Tournoi des 6 Nations, dont certains particulièrement sollicités, il y a forcément une gestion à avoir. Et la force de Toulouse, c’est de pouvoir compter sur un effectif dense. La preuve : durant les doublons, il a pris 18 points sur 20, personne ne faisant mieux. Et malgré une coupure de 15 jours avant le déplacement en Gironde, s’appuyer sur ce groupe-là, articulé autour des Cramont, Ainu’u, Vergé, Willis, Mallia ou Lebel, avait du sens.

« Le groupe des doublons a montré de belles choses et quelque part, c’est bien de voir dans un contexte dur et face à une grande équipe ce que nous sommes capables de faire », avalisait Thuery. « Il y a de la fraîcheur dans notre groupe, autant l’utiliser. Couper une semaine pour les internationaux, c’est pas plus mal ». Mathis Castro-Ferreira confirmait : « On a l’optique de valider ce que nous avons construit ».  

Juan Cruz Mallia et Thomas Lacombre, auteur d’une entrée en jeu détonnante. (©Icon Sport)

Une fin de saison encore longue

Leader du Top 14 avec 5 points d’avance sur l’UBB au coup d’envoi de la rencontre (et 3 sur Toulon, vainqueur avec le bonus de Perpignan), Toulouse avait tout à gagner et rien à perdre de son déplacement. Surtout, une contre-performance ne changeait pas grand-chose.

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Ce match-là ne va pas changer la face du monde, il restera des journées de championnat derrière. La route est encore longue, et cette rencontre n’est pas décisive pour nous. Nous n’avons pas un devoir de résultat, mais de comportement et de tenter notre chance à fond.

Laurent Thuery
Entraîneur de la défense de Toulouse

Toulouse, habitué aux fins de saison interminables, sait plus que quiconque que la fraîcheur et la gestion des hommes sont capitales pour aller décrocher des titres. Et qu’il faut aussi être malin afin d’éviter les coups durs. « L’an dernier, nous avions joué là-bas au même moment, nous avions perdu (31-28) et étions revenus avec des blessés ». Touché à la crête iliaque, Thomas Ramos avait raté en suivant 2 matchs, dont un 8e de Champions Cup.

« C’est jamais simple de prendre cette décision, nous nous sommes concertés et nous avons estimé que c’était le meilleur pour nous ». 

Laurent Thuery
Entraîneur de la défense de Toulouse

Petite précision : si jamais Toulouse arrive à se hisser en demi-finale de Champions Cup, dont il est tenant du titre, il part sur un enchaînement de 9 matchs consécutifs. Forcément, il faudra de la fraîcheur, et ce avant d’entamer un mois de juin décisif.

Célian Pouzelgues et Mathis Castro-Ferreira, auteur de l'essai qui a relancé Toulouse contre Bordeaux.
Célian Pouzelgues et Mathis Castro-Ferreira, auteur de l’essai qui a relancé Toulouse contre Bordeaux. (©Icon Sport)

Un doute mis dans la tête des Bordelais ?

Ce dimanche 23 mars, Toulouse a donc été battu à Bordeaux, en raison notamment d’un premier acte totalement raté. Malgré de l’envie, les Toulousains, volontaires, s’avouaient méconnaissables sur le plan technique, perdant un nombre incalculable de ballons. L’UBB, portée par ses flèches Jalibert, Penaud, Bielle-Biarrey ou Depoortère (seul Moefana était au repos) n’en demandait pas tant, et s’envolait, irrémédiablement (29-0 à la pause).

Pensant glaner aisément une victoire à 5 points, Bordeaux l’a probablement joué trop facile, comme l’a laissé sous-entendre Maxime Lucu à la fin du match. « Les jeunes qui sont entrés ont été incroyables. Oui, on a douté ». Car Toulouse, ce n’est pas uniquement des internationaux. C’est plus largement un groupe de 50 éléments, dont certains jeunes, 4e dans la hiérarchie de leur poste chez les Rouge et Noir, pourraient être beaucoup plus haut ailleurs.

Sportivement, l’affaire n’est pas excellente pour Toulouse. Mais après un tel premier acte, il était difficile d’espérer mieux, même si au prix d’un incroyable effort, les hommes de Mola ont été en possession un temps du bonus défensif. « Nous avons été trop spectateurs en première mi-temps. Et en tout, on s’est retrouvé 7 fois à 5 mètres de leur ligne, on a eu trop de déchet », déplore Thuery;

Si sur l’ensemble des 2 confrontations, net avantage à Bordeaux (2 victoires), pas sûr que l’esprit des Girondins est vide de doute s’ils retrouvent Toulouse lors des phases finales. « Il y a forcément eu de la peur », admettait Maxime Lucu. Surtout, le Hauts-Garonnais ont montré aux Bordelais qu’il faudrait encore hausser le curseur lors des prochaines retrouvailles. Et cette fois-ci, ce sera face aux cadres de Toulouse, aux batteries rechargées.

On en oublierait presque une chose : en ne laissant pas le bonus offensif à l’UBB, Toulouse reste leader du Top 14. Un week-end pas négatif sur tous les plans…

 



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