Home Faits Divers Le directeur d’un lycée privé suspendu pour des comportements et propos ambigus...

Le directeur d’un lycée privé suspendu pour des comportements et propos ambigus à Saint-Nazaire

29
0


« Au lycée, on doit être protégé, pas agressé », « On ne touche pas aux femmes à Notre Dame »…

Événement rarissime pour cet établissement privé du centre-ville de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), une manifestation s’est tenue lundi 24 mars 2025 à l’ouverture du lycée Notre Dame d’Espérance.

Une petite centaine de personnes, des élèves en grande majorité qui ont improvisé pancartes et slogans, mais aussi des militants syndicaux de l’éducation et des militantes féministes, ont exprimé leur colère et leur émotion après l’annonce de la suspension du directeur, comme l’a révélé Ici Loire-Océan.

Un signalement au parquet de Saint-Nazaire

Dans un courrier adressé vendredi 21 mars 2025 au personnel et aux parents d’élèves, la direction de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique a justifié cette décision « après avoir été saisie de faits mettant en cause » le chef d’établissement.

Il a également fait un signalement au parquet de Saint-Nazaire, qui a ouvert une enquête pénale.

Selon nos informations, deux jours plus tôt, lors d’un voyage scolaire de classes de seconde à Paris, le mis en cause se serait présenté à l’improviste dans leur hôtel, serait rentré dans les chambres, et aurait « eu un comportement inapproprié », présente Philippe Legrand, responsable de la CGT de l’enseignement privé dans le 44.

Vidéos :

« Nous avons été alertés par les professeurs choqués de ce qui s’est passé. »

Cet épisode a entraîné d’autres témoignages sur l’attitude de ce quinquagénaire depuis son arrivée à la tête du lycée nazairien.

Propos et gestes ambigus

Des internes filles ont pointé la même tendance à rentrer dans les chambres, mais aussi à tenir des propos ambigus.

Des élèves évoquent aussi des gestes équivoques, des « mains sur le bras ou passées dans les cheveux ».

Des collages ont été posés sur la façade du lycée Notre Dame d’Espérance à Saint-Nazaire ©Echo Presqu’île

Une cellule d’écoute a été mise en place au sein de la structure d’enseignement privé.

« Il y a eu une réaction rapide, c’est la moindre des choses après l’affaire Bétharam. Aucune violence, qu’elle soit physique, psychologique, sexiste et sexuelle, ne peut être toléré », poursuit Philippe Legrand qui salue une « libération de la parole ».

« L’enquête doit également s’étendre aux précédents établissements où il a exercé », en l’occurrence dans le département de l’Orne où il a fait toute sa carrière.

Dans ce même lycée de Saint-Nazaire, un professeur avait été mis en examen pour viol sur des élèves mineurs.

Il avait été jugé et condamné en 2019 par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here