Éviter que le lieu ne devienne l’un des gros points de deal du Val-d’Oise en multipliant les interventions policières pour déstabiliser les trafiquants. C’était l’annonce faite par le préfet du Val-d’Oise, Philippe Court, à l’occasion d’une descente de police sur le boulevard Henri-Bergson, à Sarcelles (Val-d’Oise), le 20 février 2025. « À Bergson, nous sommes sur un point de deal qui monte avec cette problématique du trafic de cigarettes, notamment en soirée. Mais il y a potentiellement autre chose : des stups, des reventes de médicaments… », soulignait la commissaire de police de Sarcelles.
Saisie de stupéfiants et de cigarettes
Mercredi 19 mars 2025, des policiers du commissariat de Sarcelles accompagné d’une équipe cynophile et les policiers municipaux de Sarcelles, ont participé à une opération de déstabilisation de ce point de deal. Bilan de l’intervention : quatre interpellations, saisie de stupéfiants et de cigarettes de contrebande et une amende forfaitaire délictuelle infligée pour consommation de stupéfiant.
200 kg de produits alimentaires détruits
Par ailleurs, les commerces du quartier ont également été visés avec des inspections réalisées par les agents de la Direction départementale de la sécurité publique du Val-d’Oise (Ddpp 95). Celles-ci ont conduit à la saisie et la destruction de 200 kg de denrées impropres à la consommation.
« La copropriété Bergson s’est paupérisée avec le temps et l’environnement attire d’autres nuisances, confiait en février Patrick Haddad, le maire (Ps) de Sarcelles, présent sur les lieux. Cette opération répond à une demande des habitants, il fallait frapper un grand coup et gêner les trafics dans la durée. Si on ne traite pas ces commerces et l’usage de la voie publique, on ne changera rien. Plus la police passe, mieux c’est. » « Il faut que les gens comprennent qu’on va revenir », assurait le préfet, soulignant que la lutte contre la consommation et le trafic de drogue restait la priorité des services de l’État et des forces de l’ordre du Val-d’Oise dans le cadre du nouveau plan de sécurité du quotidien.
L’année dernière, le nombre de déstabilisation et de démantèlement des points de deal était ainsi en hausse de 34 % par rapport à 2023, avec 1 573 mis en cause par les services enquêteurs contre 701 en 2023. Les consommateurs sont aussi dans le viseur. « Acheter c’est participer aussi directement au trafic », insiste le préfet. En 2024, 5 045 amendes forfaitaires délictuelles de 200 euros avaient été infligées aux clients des trafiquants, contre 3 945 en 2023, soit une hausse de 28 %.
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