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Le Cerisier renforce son attractivité

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Le Cerisier à Lille (Nord) entre dans une nouvelle phase, non pas d’éclosion, puisque sa solide réputation est restée intacte grâce à son restaurant gastronomique, mais d’évolution. L’établissement de l’avenue du Peuple belge jouit depuis peu d’une nouvelle dynamique, insufflée par son nouveau directeur, Louis Duhamel, 41 ans. Ce Lillois au parcours d’excellence, successivement à la tête du Bellevue, de l’Hermitage Gantois et dernièrement de Hall U Need à Saint-André-lez-Lille, affiche son ambition de placer Le Cerisier au rang d’institution. Principalement en apportant au restaurant bistronomique du rez-de-chaussée un degré de prestige comparable à celui du premier étage, tenu d’une main de maître par le chef étoilé Mathieu Boutroy.

Bientôt, les tables rondes de la brasserie seront remplacées par des carrées, pour pouvoir accueillir de grands groupes. Certaines demandes étaient jusqu’alors refusées. ©Margot Nicodème

Cela passe par une carte de brasserie raffinée et surprenante (testée et largement approuvée), au prix défiant toute concurrence, mais aussi une expérience clients optimisée. « Comme dans l’hôtellerie d’où je viens, j’attache une importance à ce que le client soit satisfait avant sa venue, pendant sa venue et après sa venue« , présente Louis Duhamel. Visite. 

Au Cerisier, une brasserie à la fois traditionnelle et sophistiquée à des prix très abordables

Déjà, le directeur, arrivé en septembre 2024, prend soin de lever un par un les freins qu’il a identifiés. Cela peut paraître anecdotique, mais la Brasserie du Cerisier recevra dans les prochains jours de nouvelles tables, identiques à celles en place, mais de forme carrée. « Les rondes nous empêchent parfois de répondre aux demandes de clients, et plus précisément des groupes. » Trop imposantes, elles cassent l’esprit convivial des grandes tablées. C’est corrigé, et la capacité d’accueil fixée à 56 couverts restera inchangée, pour garantir l’atmosphère intimiste. 

Louis Duhamel, 41 ans, est le nouveau directeur du Cerisier, à Lille (Nord). Il affiche une impressionnante carrière : il a été à la tête du Bellevue, de l'Hermitage Gantois, et dernière, de Hall U Need à Saint-André.
Louis Duhamel, 41 ans, est le nouveau directeur du Cerisier, à Lille (Nord). Il affiche une impressionnante carrière : il a été à la tête du Bellevue, de l’Hermitage Gantois, et dernière, de Hall U Need à Saint-André. ©Margot Nicodème

Dans l’assiette, l’offre – qui change tous les 10 à 15 jours, dans le respect de la saisonnalité des produits – se base sur les plats réconfortants de la brasserie, avec une touche d’élaboration qui fait toute la différence. « Nous avons par exemple conservé l’os à moelle [accompagné de cervelle de canut, une spécialité fromagère lyonnaise, ndlr], le tartare de bœuf, le filet de bœuf flambé sauce au poivre, avec sa salade et ses frites cuites dans le gras de bœuf », énumère Louis Duhamel.

Sur le plan gustatif et visuel, les mets sont incontestablement « plus travaillés », mais les prix restent adorables. Comptez 35 € le menu entrée/plat/dessert ou 29 € le menu entrée/plat ou plat/dessert (disponibles midi et soir toute la semaine). En ce moment par exemple, délectez-vous des quenelles de volaille à l’estragon, du lieu jaune à l’ail des ours avec son céleri confit, ou encore – notre coup de cœur ultime – de la tartelette aux agrumes et pécan. Naturellement, tout est fait maison. 

Les vins ont été soigneusement sélectionnés par un sommelier, et il est possible, à tout moment, de choisir parmi la carte des breuvages du restaurant gastronomique. « Au total, nous avons plus de 800 références.« 

Mathieu Boutroy, un chef étoilé nordiste et fier de l’être, qui utilise les produits « de chez nous »

Un tour à l’étage, justement, et nous croisons, dans le feu de l’action, le chef étoilé Mathieu Boutroy et son équipe. Tous concoctent les plats à la vue des 42 clients qu’il est possible de recevoir. Cette cuisine ouverte, exceptionnelle, est un atout clé selon le chef, en place depuis avril 2019.

Se créent des interactions ultra intéressantes avec les clients. Je regarde les visages, les expressions, au moment de la première fourchette, et les rictus ne trahissent jamais.

Mathieu Boutroy, chef étoilé du Cerisier à Lille
Mathieu Boutroy, 40 ans, est le chef étoilé du restaurant gastronomique. Dans l'aventure depuis 2019, il prête un intérêt certain à la réaction des clients depuis sa superbe cuisine ouverte sur la salle.
Mathieu Boutroy, 40 ans, est le chef étoilé du restaurant gastronomique. Dans l’aventure depuis 2019, il prête un intérêt certain à la réaction des clients depuis sa superbe cuisine ouverte sur la salle. ©Margot Nicodème

Le chef de 40 ans a-t-il un plat signature ? « J’aime dire que je n’en ai pas. Mais depuis un an et demi, un plat reste dans le menu Quintessence, c’est la langoustine à la betterave, au raifort et à l’aneth. »

L’alliance heureuse d’un produit noble au « produit pauvre qu’est la betterave. C’est terreux, c’est sucré et c’est de chez nous. Je suis originaire du Nord et j’en suis fier », sourit Mathieu Boutroy. Et de conclure : « C’est un plat simple d’esthétique, qui me rappelle les tableaux de Pollock, dont je suis fan. » Obtenir des confidences rares d’un chef qui n’accorde « que très peu d’interviews », c’est aussi ça, la magie promise par Le Cerisier…

Mathieu Boutroy, s'il n'aime pas dire qu'il a un plat signature, a en tout une préparation très apprécie à la carte : la langoustine à la betterave, avec raifort et aneth.
Mathieu Boutroy, s’il n’aime pas dire qu’il a un plat signature, a en tout cas une préparation très apprécie à la carte : la langoustine à la betterave, au raifort et à l’aneth. ©Le Cerisier

Il existe trois menus au restaurant gastronomique, à 59, 119 et 159 €. L’établissement ne peut pas accueillir plus de 42 couverts, car le rythme y est très soutenu.

« Le menu Quintessence (à 159 €), ce sont 8 services et plus de 10 plats. Sur une soirée, il peut donc y avoir 420 plats à sortir », reprend le directeur, Louis Duhamel. Y est actuellement développée une proposition « accords mets & softs », où les boissons alcoolisées seront remplacées par « du thé blanc servi froid, du jus de raison merlot, ou des boissons effervescentes à base de plantes ».

Le restaurant gastronomique peut accueillir jusqu'à 42 clients et les menus proposés sont à 59, 119 et 159 €. Il y en a ainsi pour tous les budgets.
Le restaurant gastronomique peut accueillir jusqu’à 42 clients et les menus proposés sont à 59, 119 et 159 €. Il y en a ainsi pour tous les budgets. ©Margot Nicodème

« Le challenge ici, c’est d’avoir 100% des clients satisfaits »

Il convient de mentionner les espaces annexes qualitatifs que sont le bar, avec vue plongeante sur l’avenue du Peuple belge, le fumoir, où les clients sont libres d’apprécier un cigare, et les salles privatisables, pour un repas entre proches. 

La vue imprenable sur l'avenue du Peuple belge, depuis le bar au premier étage.
La vue imprenable sur l’avenue du Peuple belge, depuis le bar au premier étage. ©Margot Nicodème
« Un début d’expérience sympa » au bar, avant d’aller dîner à la table du restaurant gastronomique. ©Margot Nicodème

Autant d’atouts qui devraient permettre d’amener un large public jusqu’aux portes du Cerisier, côté brasserie ou gastro, selon les bourses et les goûts. Louis Duhamel est en tout cas résolu à travailler l’attractivité des lieux. « Le challenge ici, c’est d’avoir 100% des clients satisfaits. Et je crois qu’ensuite, tout le reste suit. »

Avec une image renouvelée, incarnée par un jeune chef, une jeune direction et une jeune équipe, ainsi qu’une offre réajustée, nul doute que Le Cerisier recueillera très bientôt le fruit de ses efforts. Nous, on est conquis.



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