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à un an des municipales, l’hypothèse Aulas rebat les cartes

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L’ancien patron de l’OL Jean-Michel Aulas ne fait pas que « réfléchir » à se porter candidat à la mairie de Lyon : il consulte, finance des sondages, engrange les soutiens, ce qui crée une agitation palpable dans l’arène politique de la ville.

A un an du premier tour, « ça génère du mouvement » parce qu’ »il n’y a pas de candidats naturels pour mener la campagne à droite », constate l’ancien maire macroniste Georges Képénékian, et seul candidat officiellement en lice à ce stade – ainsi que Nathalie Perrin-Gilbert, avec le maire écologiste sortant Grégory Doucet.

« Dogmatiste » des écologistes dénoncé par Aulas

Depuis quelques mois, Jean-Michel Aulas manifestait sur les réseaux sociaux ses désaccords avec la municipalité, taxée d’ »incurie » ou de « dogmatisme » à cause des embouteillages générés par des travaux et la piétonisation du centre-ville.

Mi-février, l’homme d’affaires de 75 ans, affilié à aucun parti, est sorti du bois dans Le Figaro, disant réfléchir « bien sûr » à être candidat en se donnant jusqu’à l’automne pour arrêter sa décision. 

Depuis, Grégory Doucet refuse de commenter l’arrivée potentielle de ce rival de poids, se contentant de louer « le plus grand président que l’Olympique lyonnais ait eu dans son histoire ».

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L’entrepreneur, qui a fait fortune en vendant des logiciels de gestion, a présidé le club de 1987 à 2023, et notamment lors de ses sept sacres consécutifs comme champion de France. Il est toujours président de la Ligue de football féminine et vice-président de la Fédération française de football.

« Le nom Aulas parle à énormément de monde »

« Le nom Aulas parle à énormément de monde, dans tous les milieux et de tous les âges, il a une vraie popularité à Lyon », souligne l’ancien député macroniste Thomas Rudigoz, chargé par Renaissance d’animer la campagne municipale du parti dans la troisième ville de France.

C’est « une personnalité qui sort du lot », alors qu’ »il n’y a pas d’incarnation forte dans l’opposition », avec plusieurs candidats potentiels au centre-droit et à droite, qui « ne se rangeront pas les uns derrière les autres », poursuit M. Rudigoz.

« Si Jean-Michel Aulas, de part sa notoriété, sa popularité, son histoire avec les Lyonnais peut incarner l’opposition, alors allons-y! », lance-t-il, en écho à l’enthousiasme du camp présidentiel pour ce possible candidat.

Une rencontre Aulas-Attal

Jeudi, Jean-Michel Aulas a rencontré l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, comme l’avait annoncé le député Renaissance Franck Riester, secrétaire général délégué aux élections. Le Lyonnais a aussi parlé « foot et politique » avec Emmanuel Macron en marge d’une cérémonie à l’Elysée, selon un proche.

En parallèle, il a commandité deux sondages, dont le premier, rendu public cette semaine, conforte sa capacité à jouer les premiers rôles.

L’ancien patron de l’OL « pensait être plus haut »

Si Grégory Doucet arrive en tête des intentions de vote à 22%, Jean-Michel Aulas le suit à 17%, devant Georges Képénékian (15%) et des candidats LR, PS et LFI tous à 11%, selon cette enquête réalisée par l’institut Cluster 17 auprès de 812 personnes.

Malgré tout, l’ancien patron de l’OL « pensait être plus haut », voir devant M. Doucet, assurent plusieurs sources dans son entourage.

« La notoriété ne se transforme pas automatiquement en bulletin de vote », note Georges Képénékian, en soulignant que « la sociologie de Lyon a changé » et que la gauche a remporté les quatre circonscriptions de la ville en juillet. 

« Il ira jusqu’au bout que s’il est certain de gagner »

« Le match n’est pas plié et le maire reste solide sur ses appuis », ajoute-t-on dans les rangs de la majorité municipale.

Dans ce contexte, Jean-Michel Aulas prendra-t-il le risque d’une défaite ? Un proche pense qu’ »il n’ira jusqu’au bout que s’il est certain de gagner ».

« Il est conscient que le match sera serré », assure Thomas Rudigoz mais « c’est un homme de challenge », qui pourrait bien relever le gant parce qu’ »il ne se résout pas à ce que la ville reste aux mains des écolos ».

Pour la député socialiste Sandrine Runel, c’est le problème: « il porte une candidature de critique contre les écolos, mais pas de programme (…) je ne vois pas quel modèle de ville il veut mettre en avant. »

Si Jean-Michel Aulas est bien candidat, « il concentrera les voix de droite mais pas au-delà », affirme-t-elle, tout en admettant que ses préparatifs « précipitent un peu le calendrier » de la gauche, et notamment les discussions sur les alliances de premier tour.

AFP



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