Home Faits Divers il dit avoir confondu avec sa conjointe

il dit avoir confondu avec sa conjointe

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Le 8 juillet 2022, un homme de 50 ans et sa conjointe passent la nuit chez une amie et sa compagne à Tourgéville (Calvados) en prévision d’une sortie en mer le lendemain au petit jour.

Est également présente une adolescente de 16 ans, cousine de la propriétaire. Tout le monde se connaît pour se fréquenter régulièrement et avoir passé des vacances ensemble « sans aucun problème ».

À la fin d’une soirée festive, le quinquagénaire est le dernier à aller se coucher. D’après les témoignages que recueilleront les gendarmes, il a rejoint sa femme vers 23 h 30 dans la chambre qui leur est habituellement « attribuée » au premier étage. Quant à l’adolescente, elle dort dans le canapé placé sous l’escalier au rez-de-chaussée.

Un cri de surprise

La jeune fille dira aux enquêteurs avoir entendu l’homme descendre pour aller aux toilettes. Peu après, il l’a rejointe, lui a caressé les cheveux et posé sa main au niveau de son bas-ventre, par-dessus ses vêtements. Elle a poussé un cri de surprise et il est reparti dans sa chambre en s’excusant. Après s’être enfermée dans la salle de bains, elle a téléphoné à sa mère pour qu’elle vienne la chercher. Il était alors 1 h 24 du matin. Celle-ci est arrivée peu après.

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L’affaire en serait certainement restée là si la jeune fille ne s’était rendue avec sa tante le 30 août suivant à la gendarmerie de Pont-l’Évêque pour porter plainte pour agression sexuelle. « Personne n’a rien fait pendant plus d’un mois et demi et, plus surprenant encore, la mère de la plaignante n’a été entendue que 11 jours plus tard », fera observer l’avocate de la défense.

« Je me suis trompé »

« Je n’ai pas fait exprès. Je me suis trompé, on dormait souvent dans le canapé. » Le mis en cause dément être monté dans sa chambre puis en être redescendu peu après. Précisant qu’il était fatigué, distrait et qu’il avait bu « un peu », il dit avoir passé la main dans les cheveux puis posé sa main dans le dos de celle qu’il a pris pour sa femme, « pour qu’elle se pousse ».

Selon lui, c’est après avoir entendu « Euh ! » qu’il a compris sa méprise. Il a eu un geste de recul, s’est excusé puis est allé se recoucher. Susceptible d’apporter du crédit à cette explication, la question posée par son avocate – le canapé était-il déplié ou non ? – n’aura pas de réponse.

Discordances dans les déclarations

Peu après, la mère de famille trouvait sa fille tremblante et en pleurs. Bien qu’il ait nié les faits et prétexté une méprise, le quinquagénaire essuiera des gifles et des coups de poing de la part de la mère de l’ado et de sa propre conjointe.

Avant de plaider la relaxe, son avocate dénonce « de nombreuses discordances dans les déclarations de tout le monde ». Notamment celle de la compagne de la propriétaire qui assure n’avoir rien vu ni entendu de l’altercation, alors que la mère de l’ado dit avoir crié et tambouriné à la porte pour qu’on lui ouvre. « À mon avis, elle a dû l’effleurer, la porte », persifle Me Gabriel.

1 an de prison avec sursis 

Le prévenu est condamné à 12 mois de prison avec sursis avec interdiction d’exercer une activité impliquant le contact habituel avec des mineurs pendant 3 ans. Le tribunal prononce son inéligibilité pendant 3 ans ainsi que son inscription au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles).

Il devra verser respectivement 1 500 € et 500 € à la plaignante et à sa mère pour leur préjudice moral ainsi que 1 000 € pour leurs frais d’avocat.



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