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Un homme ivre frappe sa compagne au visage et fêle une porte à la hache à Cherbourg

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La « mémoire à géométrie variable » du prévenu, ainsi qualifiée par le président du tribunal de Cherbourg-en-Cotentin, jeudi 20 mars 2025, complique l’audience. Il n’a pas d’avocat et nie les faits de violences qui lui sont reprochés, à l’encontre de sa compagne.

Des voisins « trop intrusifs »

Cette dernière lève les yeux au ciel, plusieurs fois, en écoutant le trentenaire s’emmêler les pinceaux. Le déroulé de la période des faits, entre le 20 et le 30 janvier 2025, reste flou. Dans l’immeuble, des témoins disent avoir entendu des disputes, des objets qu’on casse.

Ce qui est sûr, c’est que les policiers ont trouvé le prévenu ivre chez lui, dans la nuit du 29 au 30 janvier, après 2 h 30, seul avec leur fille endormie. Les agents trouvent sa compagne dans les escaliers du bâtiment, le visage abîmé. Ils constatent aussi que la porte d’entrée du voisin est défoncée. C’est lui qui a contacté la police.

Au tribunal, il reconnaît avoir brisé la porte à la hache. L’accusé trouve les deux voisins « trop intrusifs », n’apprécie pas qu’ils sonnent régulièrement pour savoir ce qui se passe chez lui. Il est particulièrement jaloux d’un des deux voisins, celui qui échange avec sa compagne par SMS.

L’homme, qui souffre d’une addiction à l’alcool, d’après une expertise psychiatrique, dit être rentré chez lui ce soir-là après avoir bu « cinq ou six verres de rosé et six ou sept bières ». Il ne travaille plus depuis 2023, pour s’occuper de leur enfant.

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Cinq jours d’ITT

Quant aux traces de coups et de sang visibles sur le visage de la jeune femme, l’accusé explique qu’elle s’est blessée en tombant alors qu’il tentait de lui prendre son sac à main pour « rentrer à la maison ».

« Si je l’ai frappée, ce n’est pas volontaire », dit-il, en ajoutant ne pas se souvenir du moment où elle est revenue au domicile. « C’est un peu compliqué de vous suivre », s’impatiente le président.

Sa concubine, qui a eu cinq jours d’ITT (incapacité totale de travail), refuse de prendre la parole à l’audience mais a rapporté à la police qu’il l’avait mise dehors deux fois cette nuit de janvier, sur un parking, avant de lui asséner plusieurs coups au visage.

La victime a indiqué ne plus vouloir partager sa vie avec le prévenu et souhaite être protégée par une mesure d’éloignement.

Le tribunal l’a suivie et a condamné son ex-compagnon à dix-huit mois de prison dont douze ferme, assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Il doit verser 2 800 euros aux victimes et retourne en détention.

Marie MOUSSIÉ



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